Tu as gagné de l’argent avec les Bitcoins? Attention au fisc

Que ceux qui ont investi dans les monnaies virtuelles, comme le bitcoin, se préparent! Les autorités fiscales ont décidé de faire un tour des dossiers des Belges qui ont acheté des crypto-monnaies. Les premiers fichiers ont déjà été ouverts et le fisc ne compte pas s’arrêter en chemin… 

Le fisc belge souhaite taxer les investissements réalisés au travers des crypto-monnaies telles que le bitcoin ou le litecoin. Le fisc aimerait que les Belges reversent 33% des bénéfices réalisés avec les monnaies virtuelles aux impôts. Et pour cela, elle a décidé de voir qui était en ordre, soit vérifier qui avait déjà indiqué ce bénéfice dans sa déclaration fiscale à la rubrique « revenus divers ».

Selon De Standaard, les premiers fichiers ont déjà été ouverts. Actuellement, trois dossiers sont en cours d’examen à l’Inspection spéciale des impôts (ISI). Un quatrième a été récemment fermé sans conséquence. Les informations relatives à ces inspections ont été envoyées à l’ISI par les autorités fiscales finlandaises. Elles concernent des Belges qui avaient des actifs sur une bourse finlandaise de monnaies virtuelles.

Bourses internationales

Les investissements dans la crypto-monnaie sont difficiles à retracer. Habituellement, ces investissements sont réalisés au travers d’échanges internationaux sur lesquels les autorités fiscales belges n’obtiennent que peu d’informations. Mais l’ISI espère quand même obtenir le plus d’informations possibles. Elle a l’intention de contacter les crypto-bourses pour leur demander des renseignements sur certains Belges.

Le fisc belge s’est inspiré des États-Unis. Suite à une décision de la justice américaine, Coinbase, la plateforme d’échange de crypto-monnaies, a été forcée de communiquer les informations de 13.000 utilisateurs aux autorités fiscales de l’IRS.

Mais les autorités fiscales ne vont pas se pencher uniquement sur Coinbase. « D’autres sites font de la spéculation avec des bitcoins et d’autres crypto-monnaies », explique Francis Adyns, porte-parole du SPF Finances. « Nous allons nous pencher sur chacun de ces site Web « . Comment vont-ils le faire? Ça, le fisc n’a pas souhaité le révéler.

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