Pourquoi tu ne peux pas payer par carte dans pas mal de bars et night shops en Belgique

Unsplash

Une enquête d’Ivox révèle que les belges rencontrent près de la moitié du temps des difficultés à payer par carte dans les commerces. Une situation commune au plat pays, et que tu as peut-être déjà vécue.

Arriver dans un bar, vouloir commander, se rendre compte qu’il ne prend pas la carte et vadrouiller pour tenter de trouver un distributeur alors que la soif se fait sentir. Si tu as déjà vécu cette situation, sache que tu n’es pas seul: d’après une enquête menée par IVox, 40% des 1000 personnes interrogées ont déclaré avoir des difficultés avec le paiement par carte chez les commerçants.

Si on répartit par commerces, il sont 36,5% à ne pas réussir à payer par carte dans les cafés, 40% dans les marchés, 33,9% chez le coiffeur, 22,3% dans les night shops ou supérettes de proximité, 15,4% chez les fleuristes et poissonniers, 28,1% chez les bouchers et boulangers et 14,8% chez les libraires.

Des frais trop durs

La Belgique est l’un des pays où il peut s’avérer difficile de payer par carte dans une multitude de commerces. Une anomalie due, d’après les commerçants, à des frais trop durs et entièrement à charge du tenancier de l’établissement. D’après l’Observatoire des prix, c’est 32,98 à 160,36 euros qui doivent être dépensés par mois pour couvrir le coût du paiement bancaire.

Certains le refusent purement et simplement, en se débarrassant ou en cachant leur terminal, quand d’autres décident de mettre une limite à 10 euros ou 5 euros pour tout paiement bancaire, nous rapporte Le Soir. Ceux qui font encore payer un supplément de 10 ou 30 centimes sont par contre dans l’illégalité: cette pratique est interdite depuis août 2018.

10 euros minimum

Le paiement sans contact, de plus en plus populaire (Getty)

C’est donc une histoire de frais s’il t’arrive de parfois ne pas réussir à payer par carte dans les commerces que tu fréquentes (ou que tu te retrouves à raquer pour une tournée afin d’atteindre la barre des 10 euros minimum dans un bar). Une nouvelle fois rapporté dans Le Soir, Thierry Evens, responsable communication de l’Union des Classes Moyennes (UCM), considère que le combat contre le paiement électronique aurait dû être mené “il y a 20 ans”.

Aujourd’hui, il est encore possible de tenter de faire baisser les frais de transaction. Selon une enquête de l’Observatoire des prix, le coût des transactions a baissé entre 2015 et 2019. Une baisse qui n’est cependant pas suffisante pour couvrir les frais occasionnés par les petits paiements, comme le vivent les vendeurs de journaux. Le fait qu’il y ait une multiplication des modes de paiement électroniques (sans contact, application…) n’aide pas non plus.

Tu as ta réponse. Si en Belgique, on t’a déjà refusé à de multiples reprises le paiement par carte, c’était pour éviter de payer trop de frais chez le commerçant. En espérant avoir donné quelques éclaircissements à ton cerveau fatigué d’avoir oublié de retirer de l’argent avant de sortir.

Articles sponsorisés