Il y a des sacs d’excréments sur la Lune, la Nasa veut aller les récupérer et c’est plus important qu’il n’y parait

Il y a des sacs d’excréments sur la Lune, la Nasa veut aller les récupérer et c’est plus important qu’il n’y parait

Lors de leur premier voyage sur la lune, les humains ont laissé des effets très personnel sur notre satellite: leurs excréments. Sac de matières fécales, d’urine et vomi trainent sur la lune depuis maintenant des dizaines d’années et cela intéresse la NASA. Elle aimerait les récupérer pour pouvoir les analyser et ainsi mieux préparer de futurs expéditions spatiales. 

Lors des précédentes expéditions sur la lune, 96 sacs d’urine, de matières fécales et de vomi ont été laissés sur le satellite naturel de notre planète. Ils gisent donc sur le sol lunaire en compagnie d’autres déchets laissés par les hommes au fil des expéditions: sac à dos, serviettes hygiéniques usagées, des chaussures, des drapeaux, des magazines et plein d’autres trucs pas très jolis. Tout cela intéresse la NASA qui aimerait récupérer ces ordures mais tout particulièrement les sacs remplis d’excréments.

Depuis février 2018, un ingénieur de la Nasa, Mark Lupisella, travaille sur une mission potentielle qui consisterait à récupérer ces sacs et les étudier. Cela pourrait se faire plutôt rapidement car à la fin du mois de mars, la Maison Blanche a annoncé que des astronautes américains retourneront sur la lune d’ici 5 ans soit en 2024.

L’espoir demeure

On va pas se le cacher, on est pas forcément optimiste du côté des astronautes comme c’est le cas de Charlie Duke, le 10ème humain à mettre le pied sur la lune lors de la mission Apollo 16 en 1972. « Je serais très surpris si quelque chose a survécu » estime-t-il. Selon lui, le rayonnement solaire a probablement détruit toute trace de vie dans les sacs d’excréments. D’autres scientifiques vont dans le même sens: sans couche d’ozone ou champ magnétique, les bactéries ont très peu de chances de survivre.

Mais qu’importe, la NASA veut en avoir le coeur nette et ira sans doute récupérer les sacs lors d’une future expédition. En plus, le traité de l’espace ratifié en 1967, exige des États qu’ils prennent soin d’éviter des contaminations sur la Lune ou d’autres corps célestes. Or, si nos excréments sont contaminants, cela peut poser problème pour l’avenir…

Pourquoi est-ce si important?

À première vue, difficile de comprendre l’utilité d’aller rechercher ces vieux sacs dégueulasses à la surface de la lune. Mais en fait, les analyser pourrait s’avérer très utile dans la préparation d’autres expéditions spatiales, par exemple en destination de Mars. Car oui, l’objectif est de trouver dans la vie dans ces excréments qui sont sur la lune depuis des dizaines d’années. D’après certains chercheurs, les chances de trouver des micro-organismes sont minces mais ça vaut tout de même le coup d’essayer, non?

La composition des selles humaines dépend de la nourriture ingurgitée mais on considère qu’elles sont constituées de 75% d’eau et 25% de matières solides, ces dernières sont principalement des « matières organiques composées de 25 à 54 % de cellules microbiennes (dont une petite partie probablement constituée de virus) qui peuvent êtres mortes ou vivantes » expliquent deux biologistes dans une étude réalisée en 2016.

Selon ces mêmes spécialistes, les bactéries constituent entre 6% et 13% de nos selles. En outre, les biologistes estiment que les bactéries viables constituent entre 3 et 6 % de la matière fécale humaine. Pas très étonnant quand on sait qu’environ 1000 bactéries différentes squattent nos intestins. L’objectif de la NASA est donc de retrouver des bactéries encore en vie dans les sacs laissés par les astronautes. Cela signifierait qu’elles ont pu survivre dans un environnement aussi hostile que la lune. Et si c’est le cas, cela se pourrait qu’elles puissent survivre à des voyages dans l’espace.

L’espoir demeure

On va pas se le cacher, on est pas forcément optimiste du côté des astronautes comme c’est le cas de Charlie Duke, le 10ème humain à mettre le pied sur la lune lors de la mission Apollo 16 en 1972. « Je serais très surpris si quelque chose a survécu » estime-t-il. Selon lui, le rayonnement solaire a probablement détruit toute trace de vie dans les sacs d’excréments. D’autres scientifiques vont dans le même sens: sans couche d’ozone ou champ magnétique, les bactéries ont très peu de chances de survivre.

Mais qu’importe, la NASA veut en avoir le coeur nette et ira sans doute récupérer les sacs lors d’une future expédition. En plus, le traité de l’espace ratifié en 1967, exige des États qu’ils prennent soin d’éviter des contaminations sur la Lune ou d’autres corps célestes. Or, si nos excréments sont contaminants, cela peut poser problème pour l’avenir…

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