Faut-il vraiment s’inquiéter de l’astéroïde Apophis, dieu du chaos capable de supprimer l’humanité?

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Un astéroïde suffisamment massif que pour détruire l’humanité va passer nous dire bonjour en 2020. Cependant, on n’a pas à craindre une collision. Pour l’instant.

Avec ce titre, on est sûrs de t’avoir plongé dans une atmosphère mythologique et apocalyptique. Pourtant, on invente rien: la NASA se penche de plus en plus sur le cas d’Apophis, astéroïde découvert en 2004 et dont le joli nom vient du dieu égyptien du chaos et du mal.

Déjà, choisir un nom pareil n’augure rien de bon. Effectivement, c’est un astéroïde massif de 340 mètres de large qui pourrait détruire toute forme humaine en cas de collision. Mais une collision n’est pas prête d’arriver, même si certains semblent s’inquiéter d’un tel fait.

Pas de collision. Pour l’instant.

L’astéroïde va passer près de nous le 13 avril 2029, à un peu moins de 30.000 kilomètres. Même si une telle annonce peut donner un frisson apocalyptique, Elon Musk a raison dans le tweet ci-dessous: one ne doit pas s’en faire avec Apophis: elle ne risque pas de nous percuter. Pour l’instant.

D’après le média spécialisé space.com, Musk a “en partie raison”: “Le rocher est indiqué comme un astéroïde potentiellement dangereux à cause de sa taille assez large et son passage considéré comme proche.” Il est cependant très peu probable qu’il y ait impact dans les années à venir: “Les experts en astéroïdes sont confiants quant à la non-collision avec la Terre à ce moment là: ils ont calculé une trajectoire longue de 12 kilomètres qui passera à des milliers de kilomètres de la Terre durant cette courte rencontre.”

Il existe en effet plus de 9.000 astéroïdes qui se classent dans la même catégorie de poids lourds de l’espace recensés par la NASA. Apophis, malgré son nom menaçant, est assez banal au final. Mais on n’exclut pas que d’ici 100 ans, on doive se pencher plus longuement sur la question d’une rencontre entre planète bleue et gros caillou.

Défendre la planète

À ce moment-là, que faudrait-il prévoir? Pour Elon Musk, il faudrait avoir une défense suffisante. Toujours d’après space.com, on peut aujourd’hui envisager de faire vider une zone menacée, mais il faut avoir le temps de prévoir la collision. Balancer une explosion nucléaire est aussi envisageable pour réussir à faire en sorte qu’une fois éclatée en petits morceaux, l’astéroïde se désintègre en arrivant dans notre atmosphère. Encore une fois, difficile à prévoir la veille.

Elon Musk est, lui, enclin à créer une forme de défense pour prévenir la dangerosité des astéroïdes. Lui qui veut bombarder Mars pour la rendre habitable et y installer une base SpaceX a fait part à plusieurs reprises de ses ambitions de militarisation de l’espace.

La Space Force désirée par Donald Trump pourrait ainsi bénéficier de l’aide de SpaceX, comme l’expliquait un article de Numerama en septembre 2018. Gwynne Shotwell, présidente et directrice opérationnelle de l’entreprise dont Elon Musk est le PDG, avait ainsi déclaré que l’entreprise serait prête à mettre des unités de défense en orbite autour de leurs stations, “si c’est pour la défense de ce pays”.

En attendant, on n’a pas encore trop de soucis à se faire vis-à-vis d’Apophis. Les experts se réjouissent même de voir un objet volant aussi large que l’astéroïde autant se rapprocher de la Terre: l’observer aussi près est une aubaine rare.

Rendez-vous dans 100 ans pour savoir si la militarisation de l’espace, qui avance à grands pas, suffit à arrêter un débris de l’espace aussi impressionnant que le dieu du mal et du chaos.

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