Donald Trump donne son feu vert au forage de pétrole et de gaz dans une zone protégée d’Alaska

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Au nord-est de l’Alaska, on retrouve le Refuge faunique national Arctic. Une réserve naturelle inviolée qui ne le sera plus pour longtemps puisque l’administration de Donald Trump compte bien y forer du pétrole et du gaz.

Depuis longtemps, l’administration du président Trump lorgne sur l’Alaska pour forer du pétrole et du gaz. Plus précisément, elle s’intéresse au Refuge faunique national Arctic, une réserve naturelle protégée de 76.890,15 km2. Ce vendredi, on apprend le président américain a donné son feu vert pour commencer le forage de pétrole et de gaz dans cette région jusqu’ici inviolée.

Ainsi, les États-Unis vont mettre environ 647.497 hectares à disposition des entreprises privées qui pourront exploiter les gisements de pétrole et de gaz dans la zone.

Ours polaires et autochtones

Tu t’en doutes, de nombreux animaux vivent dans cette réserve naturelle comme des ours polaires par exemple. Une espèce qui, a-t-on besoin de le préciser, est en grand danger. Des caribous et autres porc-épics vivent également paisiblement dans cette région et leur quotidien risque d’être bientôt bouleversé par d’énormes machines et émissions de dioxyde de carbone.

Mais en plus des animaux, il faut également penser aux populations autochtones qui vivent principalement de la chasse et de la pêche. Ces nouvelles activités industrielles risquent donc d’également bouleverser et de mettre en danger leur survie.

Adam Kolton, le directeur d’Alaska Wilderness League, une association protégeant les terres sauvages de l’Alaska est consterné de cette décision. “Soucieuse de développer l’ensemble de la fragile plaine côtière, l’administration a fait preuve de rudesse en matière de science, en faisant taire la dissidence et en excluant des communautés autochtones entières” a-t-il ainsi déclaré.

Plus de CO2

L’administration Trump compte bien commencer à délivrer des baux d’ici la fin de l’année. Mais évidemment, tout cela va avoir un impact non négligeable sur l’environnement. Alors, le pétrole extrait et brûlé dans la zone générera jusqu’à 5 millions de tonnes de dioxyde de carbone. Dans le pire des cas, cela représentera l’émission d’un million de voitures par an.

Selon les observateurs, le Bureau of Land Management américain a sous-estimé l’impact environnemental de ces nouvelles exploitations. Pas étonnant quand on sait que ce bureau estime que le réchauffement de la planète est cyclique et non causé par les activités humaines. Les réactions négatives sont déjà nombreuses mais il est très peu probable que cela empêche l’administration Trump de faire marche arrière dans ce nouveau projet.

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