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Ce caricaturiste a été viré pour ce dessin sur Trump


© Michael De Adder

La photo d’un père salvadorien et de sa fille noyés a fait le tour du monde. Mais cette caricature d’un auteur canadien n’est pas passée.

Mercredi dernier, le monde entier découvre l’horreur des frontières fermées. Un père salvadorien et sa fille de deux ans tentent de traverser le Rio Grande qui doit les emmener aux Etats-Unis depuis le Mexique. En chemin, le torrent les emporte et ils seront retrouvés à Matamoros au Mexique.

Très vite, la politique de fermeture des frontières de Donald Trump est pointée du doigt, lui qui est toujours bien décidé à ériger son mur. Le président américain accuse bien sûr l’autre camp, celui des Démocrates, qui favorisent une politique migratoire ouverte qui pousse « les gens à se noyer ».

Un caricaturiste canadien n’était visiblement pas de cet avis et a représenté Donald Trump en pleine partie de golf, trouvant les deux corps sur son chemin. « Ca vous dérange si je joue au travers? », peut-on lire en commentaire.

De trop pour les rédactions avec qui Michael de Adder collaborait. La plupart des journaux de la Province canadienne de New Brunswick ont décidé de rompre leur contrat avec le caricaturiste. Ce qui suscite un tollé général sur les réseaux sociaux.

Caricaturiste, un métier en danger?

Les caricaturistes ont la vie dure outre-Atlantique. En témoigne la décision du New York Times d’abandonner les dessins politiques dans son édition internationale. Là, c’est une caricature qui mettait en scène Donald Trump et Benjamin Netanyahou qui n’était pas passée. Le caricaturiste se faisant tacler d’antisémite.

Comme le soulignait justement dans l’Echo Nicolas Vadot, caricaturiste belge, les dirigeants qualifiés de populistes n’y sont pas étrangers: « Je suis un caricaturiste qui fait parfois de la politique. La génération des leaders populistes actuellement en vogue fait exactement l’inverse. »

Julia Le Duc

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