Alep: une évacuation au ralenti

L’évacuation des civils et des derniers rebelles à Alep a pris plusieurs heures de retard selon un journaliste de l’AFP présent sur place. 

Suite à la trêve enregistrée hier entre les forces gouvernementales et les rebelles, les bombardements avaient cessé. Les habitants et insurgés de la dernière zone résistante d’Alep ont eu l’assurance de pouvoir quitter la ville. Face à l’indignation exprimée dans l’opinion internationale, Russes et Turcs avaient décidé de chapeauter les discussions entre pro-Bachar et rebelles.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, l’évacuation devait commencer tôt ce matin (à 5h00). Pourtant, les bus seraient restés immobiles durant trois heures attendant des passagers potentiels. Dans un autre quartier, celui d’al-Machad, des civils s’étaient rassemblés en masse afin de pouvoir monter dans les premiers bus disponibles et fuir la ville.

Si la possibilité d’une évacuation semble soulager la population, d’autres se montrent plus méfiants. Le porte-parole des Casques Blancs, secouristes dans la zone rebelle, Ibrahim Abou al-Leith s’est confié à un journaliste de l’AFP: « Nous sommes prêts mais nous voulons connaître les modalités » de l’évacuation. La présidente de Médecins du Monde, le docteur Françoise Sivignon, a demandé une réaction humanitaire en soulignant à l’AFP qu’ « Alep est dans une situation d’urgence absolue: environ 100.000 personnes sont encore piégées sur un territoire de 5 km carrés ».

L’un des journalistes de Quotidien, émission diffusée sur TF1 (ancien Petit Journal), est en contact régulier avec un secouriste présent sur place. Selon ses dires, les bombardements ont repris et aucune évacuation n’a eu lieu pour l’instant.
Capture écran d’une publication du journaliste Hugo Clément sur son compte Facebook

Selon la chaîne Orient TV et l’Observatoire syrien des droits de l’homme, l’opération serait post-posée à demain (jeudi).

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