Wilfried Vandaele (N-VA) est officiellement le président du Parlement flamand

Screenshot VRT

Lors d’une session extraordinaire du Parlement flamand, Wilfried Vandaele a été élu président du Parlement. Vandaele doit remplacer Kris Van Dijck, qui a dû quitter son poste au bout de trois semaines en raison de certains scandales.

C’est désormais officiel: Wilfried Vandaele (N-VA), maire de Le Coq et député depuis plus de dix ans, peut s’appeler lui-même le premier citoyen de Flandre. Vandaele remplace Kris Van Dijck, qui a dû quitter son siège après un scandale concernant une possible fraude avec une prostituée et un accident de la route après avoir conduit sous l’influence.

Protestation contre Dewinter

Screenshot VRT

Après l’ouverture de la séance du Parlement par Filip Dewinter (Vlaams Belang), un Wilfried Vandaele plein d’entrain s’est assis presque immédiatement dans son nouveau fauteuil de président. Dewinter s’était retrouvé au poste du président grâce à son ancienneté mais n’avait absolument pas fait l’unanimité.

Surtout du côté du PVDA, la partie flamande du PTB, qui dénonçait que Dewinter avait été élu à huis clos: “Dewinter, c’est l’homme anti-migrants, celui qui est allé rendre visite à Aube Dorée, le parti grec ouvertement fasciste” déclarait Jos D’haese, le chef du PVDA, pour Het Laatste Nieuws. “Le Vlaams Belang n’est pas si différent de l’ancien Vlaams Block et le fait qu’un de ses membres président le Parlement flamand ne peut s’expliquer.”

Vandaele président provisoire du Parlement flamand

Vandaele a été béni dans son discours d’ouverture: il s’est assis avec des «sentiments mitigés», mais s’est montré positif vis-à-vis des collègues des autres partis. Des collègues qui l’auraient encouragé dans les couloirs du Parlement. Le maire du Coq a donc promis de laisser derrière lui ses anciennes interventions brutales et de jouer un rôle différent.

screenshot VRT

Cela inclut également un ton légèrement plus neutre, a-t-il admis. Vandaele affirme avoir «un sens de l’humour vif, parfois offensant, que tout le monde ne voit pas comme de l’humour” et a également promis au président du groupe N-VA au Parlement, Matthias Diependaele, de bien se comporter.

L’élection de Vandaele met fin à la douloureuse semaine du 11 juillet pour la N-VA. Le fait que Kris Van Dijck ait dû démissionner le 11 juillet était une difficulté symbolique. Le parti est resté derrière le maire de Dessel et a souligné que sa culpabilité n’était pas prouvée. Avec Vandaele à la tête du Parlement, la paix doit revenir, au moins jusqu’à la formation du gouvernement flamand.

Articles sponsorisés