Whaat?! Le gouvernement américain te demande maintenant ton nom sur Facebook, Twitter et Instagram pour entrer sur le territoire

Whaat?! Le gouvernement américain te demande maintenant ton nom sur Facebook, Twitter et Instagram pour entrer sur le territoire

Le gouvernement américain a ajouté une nouveauté dans le formulaire ESTA que tu dois remplir en tant que Belge pour entrer aux États-Unis. Il veut désormais connaître tes noms sur Facebook, Instagram, Twitter, YouTube, Google+ et LinkedIn, dans le but de “lutter contre le terrorisme”. Heureusement, tu n’es pas obligé(e) de répondre à la question.

Si tu veux mettre le pied aux États-Unis, tu dois, avant tout, remplir le formulaire ESTA. Il t’autorise à rester sur le territoire américain pendant 90 jours sans devoir obtenir au préalable un visa. Mais pour cela, tu dois indiquer de plus en plus d’informations privées sur toi.

En avril 2015, le gouvernement américain avait déjà ajouté de nouvelles questions pour connaître les noms de tes parents et de ton employeur. Et depuis mardi, il a franchi un pas de plus: il veut connaître ton nom sur les réseaux sociaux. Concrètement, Washington veut savoir comment tu t’appelles sur Facebook, Instagram, Twitter, YouTube, Google+ et LinkedIn. Son but? Être plus capable de repérer et de refuser l’entrée à des individus qui auraient des liens avec des groupes terroristes comme l’État islamique. Mais rassure-toi, la question est “optionnelle”.

Et la vie privée dans tout ça?

Plusieurs associations de défense des consommateurs et l’Internet Association (qui regroupe les gros médias comme Facebook, Google et Twitter) ne soutiennent pas du tout cette nouveauté. Elles dénoncent la menace sur la liberté d’expression et sur la protection de la vie privée. Parce que le problème est qu’il n’y a pas vraiment de règles sur la façon dont ces informations sont recueillies, gérées voire diffusées à d’autres organismes. Il n’existe d’ailleurs aucune loi qui limite le gouvernement américain dans l’utilisation de ce genre de données.

Le risque est qu’en remplissant toutes ces données, les Américains auront accès à des tonnes d’informations privées sur ton identité, tes opinions, tes croyances… En plus, pour certaines associations de défense des droits de l’homme, il y a fort à parier que les noms d’utilisateurs, les publications et les contacts sur les réseaux sociaux des voyageurs musulmans seront soumis à un examen plus approfondi.

Capture d’écran/esta-formulaire

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