Voilà une bonne raison de faire la fête: il n’y a pas eu de grève à la SNCB depuis près d’un an et “c’est historique”

Voilà une bonne raison de faire la fête: il n’y a pas eu de grève à la SNCB depuis près d’un an et “c’est historique”

Cela va bientôt faire un an qu’il n’y a pas eu de grève du côté de la SNCB. De quoi qualifier cet évènement “d’historique”, car il est difficile de savoir à quand remonte le dernier anniversaire de ce genre. Mais le ministre de la Mobilité François Bellot (MR) pourrait perdre son sourire dans les mois à venir…

Tu ne l’as peut-être pas remarqué, mais cela fait bientôt un an que tu n’as plus eu de problème à cause d’une grève à la SNCB. Le dernier conflit social du genre qui avait pourri la vie des usagers remonte à la période entre le 25 mai et le 3 juin de l’année dernière. Il y a bien eu quelques contestations depuis, mais aucune n’a mené à une galère sur les rails. “Cela fait très longtemps que nous n’avions pas eu une année sans grève”, a avoué Michel Bovy, directeur de HR Rail, sur Radio 01.

Les syndicats se disent “plus écoutés”

Il n’a pas hésité à parler d’une date “historique”: cela fait plus de 50 ans que cela n’était pas arrivé. Entre 2010 et 2016, il y avait en moyenne 18,5 jours de grève par an sur le rail belge. Durant cette période, il n’y a jamais eu plus de six mois sans problème du côté de la SNCB. Alors oui, le terme “historique” n’est pas volé.

Les syndicats se disent “plus écoutés” par la direction, explique le Standaard. Ils soulignent qu’il y a également “plus de compréhension” de leurs dirigeants. De bons points pour François Bellot (MR), le ministre de la Mobilité, nommé en avril 2017 au gouvernement après la démission de Jacqueline Galant.

Bons points pour Bellot et Dutordoir

Il avait traversé tant bien que mal la crise de mai-juin 2016 et semble avoir pour l’instant enterré la hache de guerre avec les syndicats. La preuve: il n’a pris aucune mesure susceptible de les froisser… pour l’instant. Il faut dire qu’il doit aussi gérer le dossier du survol de Bruxelles par les avions et que ce n’est pas une mince affaire.

Même chose du côté de Sophie Dutordoir, la patronne de la SNCB qui a remplacé Jo Cornu en décembre dernier. Sa dernière priorité en date? Mieux “informer les usagers“. Ce qui ne nécessite pas de taper sur les cheminots et d’énerver du coup les syndicats.

Nouvelle grève imminente?

Mais combien de temps va durer cette “lune de miel” entre les syndicats et la direction? Peut-être plus très longtemps. Depuis plusieurs mois, le dossier du service minimum en cas de grève fait grincer des dents du côté des cheminots. Ce projet de loi de François Bellot a été approuvé au conseil des ministre la semaine dernière et doit encore être analysé par le Conseil d’État, puis le Parlement avant d’être peut-être adopté.

Si ce service minimum était validé sans les changements réclamés par les syndicats de cheminots, il se pourrait bien qu’un nouveau conflit social éclate. Avec en prime une bonne vieille grève, même si ça ne manque à personne.

EPA

Articles sponsorisés