Victoire pour les étudiants non finançables! La FWB annule leur dette

Frederic Sierakowski / Isopix

Victoire pour la Fédération des étudiants francophones (FEF). Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a accepté d’abandonner la demande de remboursement des allocations indûment perçues.

L’annonce est un véritable soulagement pour les 3.000 étudiants concernés. En septembre dernier, ils ont appris qu’ils devaient rembourser des allocations perçues alors qu’ils n’étaient pas finançables. Ils devaient payer parfois plusieurs milliers d’euros qui leur avaient été accordés plusieurs années auparavant. Une difficulté supplémentaire pour ces étudiants déjà précarisés.

La FEF, à force de manifestations et de pétitions, avait réussi à faire suspendre les demandes de remboursement en attendant qu’une solution soit trouvée. Aujourd’hui, le dossier trouve enfin une conclusion positive pour les étudiants. Ils ne doivent plus rembourser les sommes réclamées. ‘Par souci d’équité, ceux qui ont déjà payé seront remboursés’, explique la ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Glatigny (MR) ce jeudi.

Revoir le système d’attribution des bourses

La FEF se réjouit de cette victoire pour les étudiants. Mais pour elle, le combat n’est pas fini. L’organisation veut revoir en profondeur le système d’attribution des bourses. Exit le critère de finançabilité. Actuellement, l’octroi des bourses est conditionné à la réussite des étudiants. Pour faire simple, si un jeune rate plusieurs fois, il peut être considéré comme non finançable. Il ne peut alors pas recevoir de bourses scolaires, même si ses revenus sont en dessous du barème légal.

Pour sa présidente Chems Mabrouk, ‘il faut arrêter de mettre la responsabilité de l’échec sur le dos des étudiants’. Elle explique que les jeunes en situation économique précaire ne sont pas dans les meilleures conditions pour réussir leur année. Ils doivent souvent prendre un job étudiant en plus de leurs études pour survivre, ce qui a un impact sur leurs résultats.

Pour la FEF, l’octroi des allocations d’étude ne devrait donc être basé que sur les revenus de l’étudiant ou des personnes qui en ont la charge. Le nombre d’étudiants qui en bénéficieraient augmenterait donc. Le coût pour la Fédération Wallonie-Bruxelles en serait plus élevé. Un coût nécessaire selon Chems Mabrouk pour offrir à tous les jeunes une véritable chance de se former dans l’enseignement supérieur.

En parallèle, la FEF va continuer de travailler sur de nouvelles solutions d’aides à la réussite. Comme sa présidente l’a dit: ‘Aucun étudiant n’a pour ambition de faire des études ad vitam aeternam’. L’organisation a donc pour objectif d’aider les étudiants à obtenir leur diplôme le plus rapidement possible.

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