#Unfollowtrump: les gens commencent à boycotter Donald Trump sur Twitter

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On sait que le réseau social est le terrain de jeu préféré du président des États-Unis. Mais face à l’agressivité de ses tweets, parfois jugés racistes, un mouvement de boycott a été lancé.

Twitter l’a répété à plusieurs reprises: les tweets de Trump, aussi colériques soient-ils, n’enfreignent pas ses règles d’utilisation. La plate-forme juge ces tweets comme de l’information, ils doivent donc rester visibles.

Le président américain se déchaîne pourtant sur Twitter et fait l’objet d’une vive polémique aux États-Unis. Il est même accusé d’y tenir des propos racistes. Cela a commencé il y a plusieurs semaines déjà lorsqu’il a suggéré à quatre députées démocrates de couleur de rentrer dans leur pays si elles n’étaient pas contentes aux États-Unis. Alors que trois d’entre elles sont nées là-bas. Jugés racistes par la Chambre des représentants, acquise aux démocrates, les tweets n’ont donc pas été sanctionnés par Twitter.

Ces derniers jours, tentant de se défendre des accusations de racisme, Donald Trump s’en est pris au pasteur noir Al Sharpton, figure du mouvement de défense des droits des noirs. “Un escroc” qui déteste “les blancs et les policiers”. Cette attaque était la conséquence d’une autre fronde envers un élu noir de Baltimore, ville à l’est des États-Unis dont la majorité des habitants sont noirs. Il a qualifié le District d’Elijah Cummings de “bordel dégoûtant infesté de rats et de rongeurs” dans lequel “aucun être humain” n’aimerait vivre. Il a même retweeté le commentaire d’un élu conservateur britannique qui qualifiait Baltimore de “shithole”.

La riposte s’organise

Twitter ne réagissant pas, un mouvement de fond appelle à boycotter le président des Etats-Unis sur le réseau social. Sous les hashtag #Unfollowtrump ou #BlockTrump, les gens se disent fatigués de lire les tweets intempestifs de Donald Trump. Le mouvement a pris de l’ampleur ce week-end lorsqu’un sénateur démocrate a exprimé le fait qu’il ne le suivrait plus car ses tweets “ruinaient régulièrement sa journée”.

La question reste de savoir pourquoi Trump est si agressif dernièrement? Les accusations de racisme sont graves et le président des États-Unis est en terrain miné. Si les attaques contre les quatre élues démocrates avaient pour but de diviser le camp opposé – car elles forment l’aile gauche de leur parti – ces attaques répétées contre des personnalités noires pourraient s’avérer contre-productives. Sa rhétorique, qui l’a notamment fait gagner en 2016, pourrait avoir l’effet inverse en 2020. Un récent rapport, relayé par le Washington Post, démontre que le président des États-Unis ferait fausse route.

Mais qui osera encore dire que Donald Trump se plante après avoir fait un pied de nez à tous les sondeurs de la dernière campagne présidentielle? Reste que le milliardaire a un long parcours d’accusations racistes à son encontre. En tant qu’homme d’affaires, mais aussi en tant que président. On pense aux “pays de merde” pour qualifier certains pays africains ou encore à son relatif soutien aux suprémacistes blancs lorsqu’il avait suggéré qu’il y avait des “bons des deux côtés” après les événements de Charlottesville.

Hasard du calendrier ou pas, le tireur qui a fait trois morts dans un festival ce week-end – dont deux enfants – serait lié à un mouvement d’extrême droite et suprémaciste.

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