Une vidéo deepfake de Mark Zuckerberg interroge sur la sécurité d’Instagram

Une vidéo deepfake de Mark Zuckerberg interroge sur la sécurité d’Instagram

Le deep fake au service de l’art et à l’encontre de la sécurité. C’est ainsi que Bill Posters a mis en place l’idée géniale de communication pour promouvoir son expo, Spectre. Devenue viral, son deepfake de Mark Zuckerberg force Facebook à définir plus précisément ses réglementations vis-à-vis des fausses informations.

“Imaginez ceci pour une seconde: un homme, avec le contrôle total de millions de données volées, tous leurs secrets, leurs vies.” Entendre Zuckerberg prononcer ces mots peut sembler invraisemblable, et à raison. Depuis quatre jours, une vidéo postée sur Instagram par l’artiste anglais Bill Posters interroge sur la réglementation et la sécurité de Facebook.

L’artiste a donc décidé, pour promouvoir sa dernière installation qui promeut sur la vénération de célébrités et le capitalisme à l’ère des données, d’après les descriptions disponibles sur ses réseaux sociaux et son site, de réaliser plusieurs vidéos deepfake de cesdites célébrités. Entre Kim Kardashian, Donald Trump ou encore Morgan Freeman, la supercherie est exposée sous tous ses angles afin de promouvoir Spectre, sa performance artistique.

Facebook post-Pelosi

Facebook se retrouve une nouvelle fois face à l’épineux problème des vidéos deepfake. Il y a quelques semaines, la politicienne Nancy Pelosi avait elle aussi été victime de flagrant délit de manipulation d’images via une vidéo postée sur les réseaux sociaux. Cette fois-ci, pas de deepfake mais un ralentissement de son débit de paroles de 25%, donnant l’impression que la présidente démocrate de la chambre des représentants, en conflit avec Donald Trump depuis des semaines… était bourrée, tout simplement. De quoi régaler les partisans du président américain qui n’ont pas tardé à rendre la vidéo virale en se moquant de Pelosi.

La vidéo ne sera pas retirée

La vidéo n’avait pas été retirée alors, et Facebook a annoncé que les deepfakes créés par Bill Posters devraient eux aussi rester en ligne, comme le rapporte The Verge. “Nous le traiterons comme nous traitons toute fausse information sur Instagram”, a déclaré un porte-parole. “Si des tierces personnes fact-checkeuses la marquent comme étant fausse, nous la filtrerons des surfaces de recommandations d’Instagram, comme l’Explore Page ou la page de hashtags.”

Toujours est-il qu’il s’agit d’un coup de communication génial de la part de Bill Posters, qui met en avant la dangerosité des vidéos deepfakes. Maintenant, il est facile de se douter que Zuckerberg ne se vanterait jamais de sa capacité à contrôler le monde grâce à des données volées, et son imitation n’est pas si juste. Mais il devient de plus en plus facile de jouer avec la naïveté des internautes.

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