Une page va se tourner à Mons: Elio Di Rupo pourrait ne pas être la tête de liste du PS pour les communales

Une page va se tourner à Mons: Elio Di Rupo pourrait ne pas être la tête de liste du PS pour les communales

Une petite révolution se prépare du côté du PS à Mons. Elio Di Rupo serait prêt à abandonner la tête de liste pour les élections communales d’octobre pour seulement la pousser, laissant ainsi le champ libre à Nicolas Martin. Et ce n’est même pas sûr qu’il briguera un nouveau mandat de bourgmestre.

Elio Di Rupo et la ville de Mons, c’est une histoire d’amour qui dure. Le président du PS va achever son troisième mandat de bourgmestre, lui qui dirige la ville depuis 2000. En vise-t-il un quatrième alors que les élections communales s’annoncent en octobre? Rien n’est moins sûr.

Nicolas Martin en tête de liste?

Selon le Soir, l’ancien Premier ministre ne devrait ainsi pas briguer la tête de la liste PS dans sa ville. Di Rupo pourrait se contenter de la « pousser » en dernière position. C’est le bruit qui circule dans les rangs socialistes, même si rien n’est officiel. Di Rupo aurait en tout cas pris sa décision assure-t-il.

Le vote pour désigner la tête de liste du PS doit se tenir le 24 mars et Di Rupo peut encore s’y présenter. Mais tout laisse à penser qu’il devrait laisser cette place à Nicolas Martin, 40 ans, premier échevin de Mons. « C’est certain, ils ont un accord pour les communales », assure-t-on du côté des militants. Ce qui serait un choix plutôt logique, Martin ayant par exemple déjà rempli la fonction de bourgmestre pour « suppléer » Di Rupo.

EPA

Un quatrième mandat de bourgmestre ou non?

Abandonner la tête de la liste signifierait-il que Di Rupo ne vise pas un quatrième mandat de bourgmestre? Il y a un pas encore difficile à franchir. Elio aurait de grandes chances d’obtenir le plus de voix sur la liste PS, alors que le parti semble conserver la confiance des électeurs. Mais il pourrait être tenté de s’effacer au profit de Martin même dans ce cas-là. Ou même lui laisser sa place à mi-mandat, une autre possibilité.

« Il faudra être clair avec les électeurs. Elio devra dire s’il se contente de pousser la liste PS ou s’il brigue malgré tout un dernier mandat », glisse-t-on du côté des socialistes, toujours dans les colonnes du Soir. Lassé par la contestation, incarnée par Georges-Louis Bouchez, qui monte à Mons, Di Rupo sait aussi qu’il devrait abandonner son siège de député en 2019 s’il est élu une nouvelle fois bourgmestre selon les règles du PS. Et il doit également veiller à verrouiller son poste de président de parti en gardant un œil sur Paul Magnette

Il se murmure aussi que Di Rupo pourrait être tenté par un siège de député européen, où il s’était déjà assis en 1989: il a jusqu’au 4 mars pour se déclarer candidat pour les élections européennes. Date à laquelle il présidera un congrès PS sur… l’Europe, rappelle le Soir. Timing idéal donc… Les prochaines semaines s’annoncent en tout cas décisives pour l’avenir politique d’Elio Di Rupo… et la ville de Mons!

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