Une maternelle indonésienne fait défiler ses élèves en djihadistes avec de fausses mitraillettes… puis s’excuse

Une maternelle indonésienne fait défiler ses élèves en djihadistes avec de fausses mitraillettes… puis s’excuse

Une école de maternelle indonésienne a été vivement critiquée pour avoir fait défiler ses élèves en niqabs noirs, des costumes qui rappellent les accoutrements que portent les femmes de Daesh. Les enfants portaient également des répliques de fusils automatique. Les organisateurs ont été contraints de présenter des excuses.

Mais qu’est-ce qui leur est passé par la tête? Le 17 août, l’école maternelle TK Kartika a fait défiler ses élèves dans la ville indonésienne de Probolinggo. Les enfants ont paradé dans les rues pour participer au carnaval qui accompagne la célébration de la fête nationale de l’indépendance. Mais leurs déguisements étaient cette année loin d’être mignons.

Les enfants étaient vêtus de grands voiles noirs rappelant le niqab que l’État islamique veut imposer aux femmes et portaient des répliques de fusils mitrailleurs découpées dans du carton. Forcément, cette manifestation a choqué de nombreuses personnes et la direction de l’école a été tenue de s’excuser publiquement.

Le défilé du 17 août

“Le jour de l’indépendance, hier, une vidéo d’un écolier escaladant un mât de drapeau à l’ouest du Timor a été diffusée sur les médias sociaux indonésiens. Aujourd’hui, une autre vidéo est devenue virale: des enfants de maternelle portant des armes à feu vêtus de niqab noirs ont participé au carnaval du jour de l’Indépendance à Probolinggo, à l’est de Java.”

“Lutte pour le Prophète”

Le chef de l’école maternelle TK Kartika s’est excusé “profondément” pour les costumes et a exprimé ses regrets pour la décision, raconte le Guardian. Il a ajouté que les professeurs n’essayaient pas “d’inculquer la violence” aux enfants de la maternelle mais plutôt de les pousser à comprendre le sens de la lutte religieuse.

“Nous avons évoqué le thème de la lutte du Prophète pour accroître la foi et la dévotion en Allah”, a déclaré Hartatik, chef de la maternelle, lorsqu’on lui a demandé d’expliquer le choix d’un vêtement si controversé. Un choix qui serait également financier: l’école aurait recyclé des déguisements de l’année passée.

“Nous n’avons jamais pensé à l’impact”, a confessé Hartatik à BBC Indonesia. “Ce qui est important c’est de participer au défilé et que les enfants soient contents, en utilisant les ressources existantes”. Un défilé d’autant plus étrange que trois mois plus tôt, des attaques revendiquées par l’État islamique faisaient 12 morts à 100 kilomètres de là, dans des églises de la ville de Surabaya.

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