Un scandale peut en cacher un autre: Veviba faisait passer de la viande “normale” pour de la viande bio

Un scandale peut en cacher un autre: Veviba faisait passer de la viande “normale” pour de la viande bio

Nouvelle révélation dans le scandale Veviba: après les fraudes constatées dans les étiquettes et les déchets retrouvés dans la viande hachée, on apprend que l’entreprise wallonne spécialisée en bœuf a vendu de la viande “normale” comme de la viande bio. Pour le profit avant tout.

Que l’Afsca et le secteur de la viande tremblent encore ce jeudi, puisque une nouvelle révélation, rapportée par Le Soir, vient pourrir un peu plus le dossier Veviba. En effet, un rapport du parquet provincial du Luxembourg indique que l’entreprise wallonne spécialisée dans le boeuf a vendu de la viande labellisée bio, alors que c’était de la viande tout à fait “normale”.

Ces informations ont été transmises au ministre de la Justice Koen Geens (CD&V), qui précise au quotidien que cette opération frauduleuse a permis à l’abattoir d’augmenter ses marges bénéficiaires. Se faire du profit sur le dos du consommateur en le trompant, c’est du joli.

En plus des fraudes dans les étiquettes et des déchets dans la viande

Les tréfonds de l’affaire Veviba ne cessent de se dévoiler un peu plus chaque jour. Il y a une semaine, le scandale éclatait suite aux résultats douteux des perquisitions menées un peu plus tôt sur le site de Bastogne, lesquels ont fait perdre à l’entreprise wallonne son agrément. Des dates de congélation falsifiées, plus de 50 % des produits contrôlés non conformes aux normes sanitaires, des déchets de viande “potentiellement dangereux” pour la santé humaine retrouvés dans le haché… C’en était trop pour Delhaize et Colruyt, qui ont décidé de stopper immédiatement leur collaboration avec l’entreprise wallonne et de retirer tous ses produits de leurs rayons.

Suite de l’histoire, ce mardi, on apprenait qu’un camion venant de l’entreprise bastognarde était arrivé au Kosovo en septembre 2016, avec un chargement de viande congelée vieille de 12 ans. Dans l’histoire, l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) avait pourtant été informée par les services kosovars de la sécurité alimentaire, mais elle n’a rien fait.

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