Un Brexit sans deal? Voici ce que ça pourrait signifier concrètement

epa

Face à l’intransigeance européenne, Londres hausse le ton. Le nouveau Premier ministre Boris Johnson menace le Continent en brandissant un Brexit sans accord. Notamment par rapport à la libre circulation des personnes. Un no deal qui pourrait être fatal, d’abord pour les Britanniques, tel que le révèle une note interne.

Boris Johnson ne veut plus attendre. Comme il l’a promis à ses militants, il veut rendre le Brexit effectif pour le 31 octobre, avec ou sans accord. Il ne souhaite pas non de “période de transition” et promet de rendre effectives les limitations à la libre circulation.

Concrètement, Boris Johnson veut modifier les règles liées à l’immigration. Son modèle? L’Australie et sa politique très restrictive. Actuellement il est possible de travailleur, d’étudier ou de se rendre au Royaume-Uni sans démarches particulières.

Johnson “ouvre la porte à une discrimination généralisée”, a pesté l’association The3million qui défend les intérêts de 3,6 millions de citoyens européens au Royaume-Uni. Mais le but du Premier ministre est surtout de mettre la pression sur les épaules de l’Europe. Il veut encore faire bouger les lignes et faire plier les Européens sur certains points.

Pénuries en chaîne au Royaume-Uni

C’est aussi une forme de réponse aux révélations faites par le Sunday Times. Le journal révélait ce dimanche un rapport gouvernemental en cas de Brexit sans accord.

Et ce n’est pas tout rose pour les Britanniques. Outre l’effondrement économique, le Royaume-Uni ferait face à des risques de pénuries. Pénurie de denrées alimentaires, d’essence, de médicaments. Sans compter les nombreux frais supplémentaires liés à la téléphonie ou aux transactions bancaires. Sans compter, non plus, le blocage des ports ou le potentiel retour d’une frontière physique entre les deux Irlande. Le rapport n’évite aucun sujet.

La prochaine étape de Boris Johnson se joue à Paris. Il doit y rencontrer ce jeudi le président Macron. D’abord, pour y mesurer l’inflexibilité des Européens. Ensuite, pour y négocier des accords bilatéraux. Qu’on se le dise, le Royaume-Uni agit désormais seul. Au-delà de la question européenne, c’est à chaque pays d’y trouver son compte.

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