Un bateau de croisière émet en un jour autant de suie qu’un million de voitures

Un bateau de croisière émet en un jour autant de suie qu’un million de voitures

L’immense majorité des produits que l’on achète provient du transport maritime. Et les expéditions par bateau ont un prix: le réchauffement climatique. Un documentaire lève le voile sur cette industrie encore très obscure.

90% des produits que l’on achète provient du transport maritime. Or, les grands navires, qui utilisent de grosses quantités d’hydrocarbures de soute, libèrent énormément de suie (le carbone noir).

Les hydrocarbures de soute sont le carburant provenant des déchets de l’industrie du pétrole. En gros, c’est le carburant le moins cher, mais surtout le plus polluant que l’on puisse trouver sur le marché. C’est en tout cas ce que révèlent Bernice Notenboom et Sarah Robertson dans “Seablind”, un documentaire qu’elles ont présenté au festival du film de Rotterdam début février.

Le saviez-vous?

À cause de ce carburant, dix-sept navires porte-conteneurs émettent autant de soufre que toutes les voitures sur la terre en un an. Et un bateau de croisière émet en un jour autant de suie qu’un million de voitures.

Pour donner une idée des trajets en jeu, Notenboom et Robertson ont posté une vidéo sur le site de leur projet qui montre depuis l’espace ce que représentent les transports de la marine marchande:

https://vimeo.com/148411393

Au terme de leurs recherches et rencontres, les deux femmes sont parties en expédition sur la calotte glaciaire du Groenland. Le but: découvrir comment les émissions des navires peuvent arriver jusqu’en Arctique.

Pour voir la bande-annonce du documentaire, c’est par ici:

https://vimeo.com/147451872

Une lumière au bout du tunnel

On peut facilement réduire les émissions de suie et de soufre (qui est d’ailleurs très mauvais pour la santé). Il suffit “juste” que les navires utilisent un diesel plus léger ou passent au gaz liquide. Mais ce n’est pas gagné, car ça coûte plus cher. Pour bien faire, il faudrait que tous les grands ports du monde arrêtent de vendre ce carburant.

Avant d’en arriver là, le sujet doit être soulevé dans l’agenda politique. Mais les enjeux internationaux appartiennent à tout le monde et il n’est pas toujours évident de mettre les 170 pays de l’ONU d’accord autour de la table à la COP21 par exemple…

Source: Vrij Nederland, Seablind.org

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