Tu pourras continuer à utiliser UberX à Bruxelles (si tu en as envie)

Tu pourras continuer à utiliser UberX à Bruxelles (si tu en as envie)

Un temps annoncé comme illégal, Uber peut continuer à opérer sans inquiétude dans les rues de la capitale belge. Le tribunal de l’entreprise francophone de Bruxelles a déclaré que ses activités entraient dans le cadre légal bruxellois.

Au début du mois de janvier, la juge du tribunal de commerce de Bruxelles avait jugé que UberX était illégal dans la capitale belge. La Fédération belge des taxis (FeBet), qui voyait en Uber de la concurrence déloyale, avait appuyé la décision judiciaire et réclamé que des astreintes d’un million d’euros par véhicule soit imposées à la compagnie de VTC.

Mais il semble que cette opinion de la juge n’ait pas été considérée comme applicable par la justice. Ce mercredi, Uber relaie une décision du tribunal de l’entreprise francophone de Bruxelles indiquant que son service de voiture avec chauffeur respecte le cadre légal bruxellois. Ce qui signifie que tu pourras continuer à faire appel à eux sans crainte, si cela faisait partie de tes habitudes.

Pas des employés d’Uber

Toutes les actions en justice intentées contre Uber ont été rejetées par le juge du tribunal de l’entreprise francophone, indique Belga. Le juge a également estimé que les conducteurs professionnels qui utilisent l’appli d’Uber pour travailler ne peuvent pas être considérés comme des employés du géant américain.

« Il convient (…) de préciser que Uber ne fournit pas de service de transport; elle n’est propriétaire d’aucun véhicule; elle ne détient ni licence de taxi ni licence de LVC [location de voitures avec chauffeur] », indique le jugement du 16 janvier. Uber ne peut donc pas être considéré comme un service de taxi. Ses chauffeurs par contre, qui seraient au nombre de 1.000 dans la capitale, doivent, eux, obtenir une licence de LVC avant de pouvoir rouler sur le réseau Uber à Bruxelles, peut-on lire sur le site de l’entreprise.

Conflit avec les taxis

Le conflit entre Uber et les taxis ne date pas d’hier et ne se limite pas à Bruxelles. Très vite après que le service de VTC soit apparu en 2009, les associations de taxi ont considéré l’entreprise américaine comme l’ennemi à abattre. Paris, Bruxelles, Londres, Madrid, New York… dans de nombreuses grandes villes, les taximen ont manifesté, bloquant souvent des artères très fréquentées, pour réclamer l’interdiction du service. Depuis lundi, des chauffeurs se sont lancés dans une « grève illimitée » à Madrid et à Barcelone. Certains ont même enfilé leur gilet jaune.

Les chauffeurs de taxi doivent normalement payer une licence de plusieurs milliers d’euros et respecter plus de règles que les chauffeurs travaillant avec Uber. Les premiers doivent rouler avec des véhicules homologués, ne peuvent pas rouler autant d’heures qu’ils le souhaitent, sont régulièrement contrôlés et ne sont pas imposés de la même façon que les LVC. Bien que soumis également à un certain nombre de contraintes, les chauffeurs d’Uber ont plus de libertés, ce qui amène les taximen à dire que le combat est inégal.

Pendant un temps, Uber gagnait également le combat sur le plan technologique. L’entreprise disposait d’une application user-friendly, très intuitive et facile à utiliser. Mais récemment, une partie des taxis bruxellois s’est mise à niveau avec Victor Cab, un nouveau service dont l’application est toute aussi pratique que celle d’Uber.

Au final, le choix d’opter pour un Uber ou un taxi ne tient qu’à toi.

Articles sponsorisés