Theresa May reste Première ministre et persiste: le 29 mars, le Royaume-Uni quittera l’UE

Theresa May reste Première ministre et persiste: le 29 mars, le Royaume-Uni quittera l’UE

Le gouvernement de Theresa May a survécu à la motion de censure déposée par Jeremy Corbyn, leader de l’opposition travailliste. Theresa May restera donc Première ministre. Et elle garde la même ligne de conduite: elle proposera lundi un plan B qui rendra effectif, selon elle, la sortie du Royaume-Uni de l’UE.

325 députés britanniques ont apporté leur soutien à Theresa May contre 306. La leader des Tories (conservateurs) reste donc aux rênes du gouvernement. C’est elle qui devra négocier le Brexit, avec ou sans deal avec l’UE.

Hier soir, son projet de plan a massivement été rejeté. Mais on sait Theresa May coriace, voire résistante à toutes épreuves. Elle déposera un plan B lundi, sans qu’on sache trop de quoi il retourne.

4 options ou un nouveau référendum

Une chose est sûre. Elle veut honorer le choix des électeurs britanniques et donc organiser la sortie du Royaume-Uni de l’UE, comme c’était prévu. Un deuxième référendum ou une éventuelle marche arrière sont donc des options de moins en moins envisageables.

Plusieurs autres options persistent. Option 1, elle présente un nouveau plan, renégocié cette fois avec les députés, le tout en un temps record. Option 2, elle représente le même accord, joue la montre et table sur les craintes des députés. Peu probable.

Option 3, c’est le Brexit sans accord. Qui aurait le mérite d’être clair, mais terriblement contraignant pour les deux parties. Enfin, option 4, un report du Brexit. Pour se donner du temps et renégocier un autre accord. Tout en sachant que les Européens ne seront pas faciles à convaincre et que le timing est serré. Les élections de mai prochain vont redistribuer les cartes, et un nouveau parlement européen sera mis sur pied pour le 1er juillet.

Les Européens, justement, sont dans l’attente la plus complète. Avant de se prononcer officiellement et d’envisager les plans de secours (en cas de Brexit dur), ils veulent d’abord que les Britanniques se décident.

EPA

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