Theo Francken contre-attaque: “Maggie De Block peut-elle dire n’importe quoi? Où est le PV de Bart Somers?”

Theo Francken contre-attaque: “Maggie De Block peut-elle dire n’importe quoi? Où est le PV de Bart Somers?”

La N-VA revient à la charge alors que son ancien secrétaire d’État Theo Francken est embarqué dans une spirale négative autour de l’affaire des trafics de visa. Francken sort les crocs et vise sa remplaçante Maggie De Block (Open VLD). “Maggie peut-elle tout dire? La règle de la transparence ne s’applique-t-elle qu’à moi et à mon parti?”

Depuis le schisme gouvernemental causé par le pacte de Marrakech, la N-VA est un peu seule contre tous. Les autres partis ne souhaitent qu’une seule chose: que Theo Francken (N-VA) perde la bataille électorale. “C’est ce que certains membres du Parlement osent dire en off et ce que certains assument de dire en public: il faut un bouc émissaire, et celui-ci, c’est Theo”, a déclaré Bart Somers (Open VLD), bourgmestre de Malines.

“Mais il est vrai que j’ai reçu des avertissements de personnes qui sont venues signaler ces faits, je les ai renvoyés vers la police et j’en ai informé la police”, poursuit Somers.

Bien qu’il ait été interrogé sans concession par VTM Nieuws ce week-end, Bart De Wever est parvenu à ne pas se fourvoyer dans les détails. Le président des nationalistes flamands n’a pas abordé la question de Francken et de ses clashs avec les Open Vld Maggie De Block et Bart Somers. Pourtant, ces derniers ont été très virulents ces derniers jours envers lui et son parti.

Par exemple, la semaine passée sur VTM Nieuws, De Block a été particulièrement sévère à l’encontre des proches conseillers au sein de l’ancien cabinet de Francken. Le secrétaire d’État travaillait avec sept personnes, qui compilaient pour lui des listes de chrétiens en Syrie ayant besoin de visas humanitaires pour être sauvés des griffes de Daesh. “À qui cela a profité, aux membres de la N-VA?”, a demandé le journaliste de VTM. “Pour le moment, nous savons juste que ça se passait à Malines et à Alost”, a répondu De Block.

Cette dernière saillie a mis Francken hors de lui. À Alost, il a travaillé avec le député N-VA Karim Van Overmeire, également visé par l’enquête sur le trafic de visas. Mais ce qu’il n’accepte pas, ce sont les accusations d’avoir touché de l’argent. “J’aimerais voir des preuves de cela. Les journalistes ne demandent pas, ils n’interrogent que moi. Je suis donc obligé de les poser moi-même. Ou peuvent-ils tout dire?” Le porte-parole de De Block a évoqué un malentendu au journal De Morgen. De Bloc voulait parler de personnes impliquées dans la N-VA, pas de l’argent qui aurait été versé. Voilà l’explication.

Petit détail croustillant: l’ancien secrétaire d’État et sa successeur vont s’affronter directement sur le même terrain le 26 mai. Francken va tirer la liste N-VA dans le Brabant flamand et De Block celle de l’Open Vld.

Clash avec Somers

Mais ce n’est pas tout. Francken a d’autres raisons d’être en colère contre l’Open Vld: Bart Somers (Open Vld) l’a également attaqué. Le bourgmestre libéral de Malines est impliqué dans cette affaire, car l’homme au coeur de ce trafic, le N-VA Melikan Kucam, vit à Malines. Cet homme, qui était le contact direct avec les chrétiens syriens, a monté un commerce de passeurs. Somers a déclaré qu’il avait eu vent de rumeurs depuis longtemps. “C’est vrai que j’ai reçu des avertissements de personnes qui sont venues signaler ces faits, je les ai renvoyés vers la police et j’en ai informé la police”, a déclaré le bourgmestre de Malines la semaine dernière.

“Je me demande pourquoi le bourgmestre Open Vld de Malines n’a pas communiqué à moi ou au service de l’immigration ces rumeurs, puisqu’il le savait depuis des mois”, a réagi Francken sur Twitter. Le passage où Somers déclare avoir “informé la police” l’a particulièrement piqué au vif. “On me reprend sur chacun de mes mots. Pas de soucis. Mais alors, tout le monde devrait être traité à la même enseigne. Où est le procès-verbal ou le rapport de Malines? Pourquoi le problème n’a pas été signalé à Bruxelles? Où est la preuve de l’extorsion de fonds du groupe à Alost? Ou bien la règle de transparence ne s’applique-t-elle qu’à moi et à mon parti? “, poursuit Francken sur Twitter.

La présidente du parti de Somers et De Block, Gwendolyn Rutten (Open Vld), a décidé de se joindre à la mêlée. “Il n’est pas nécessaire de jouer les Calimero. L’ancien secrétaire d’État, Theo Francken, a déclaré qu’il s’agissait d’une pomme pourrie. Mais cette pomme est dans un panier qui s’avère être son parti”, a déclaré Rutten à VTM. “Les règles sont les règles, et elles s’appliquent également aux militants de la N-VA. Francken aime parler à la première personne lorsque les choses vont bien. Alors, il doit aussi parler à la première personne lorsque les choses ne se passent pas bien.”

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