Tension maximale au Royaume-Uni avant le vote historique sur le Brexit

Tension maximale au Royaume-Uni avant le vote historique sur le Brexit

C’est un jour crucial pour le Royaume-Uni. Le Parlement britannique va se prononcer sur la proposition de la Première ministre Theresa May concernant le Brexit. Tout le monde pense que la plan de May ne sera pas approuvé. Elle n’aura ensuite que trois jours pour élaborer un “plan B”. Elle devra retourner à Bruxelles pour discuter d’éventuels ajustements de l’accord qui pourront ensuite être soumis à nouveau au Parlement britannique. D’autres scénarios sont également possibles, tels qu’un report accordé par l’UE ou un deuxième référendum.

L’accord de Brexit que May a signé avec l’Union Européenne s’appelle officiellement l’accord de sortie. Entre autres choses, il indique que le Royaume-Uni devra verser quelque 42 milliards d’euros à l’UE, quel sort est réservé aux Britanniques dans l’UE comme aux Européens au Royaume-Uni et qu’il a été établi qu’il n’y aurait pas de frontière “dure” entre l’Irlande et l’Irlande du nord.

Une “période de transition” a également été convenue. Cela signifie que si le Royaume-Uni quittait officiellement l’UE le 29 mars de cette année, les entreprises auraient jusqu’au 31 décembre 2020 pour pouvoir s’adapter aux nouvelles règles.

La dernière fois que l’accord avec l’UE devait être voté, May a reporté le vote un jour à l’avance. Il y a peu de chances pour qu’un report ait lieu aujourd’hui. À la une des journaux britanniques, on ne parle que de ce “vote historique”.

Usine de porcelaine

On ne connaît toujours pas l’heure du vote. Cela dépendra, entre autres choses, du temps de parole imparti par le président de la Chambre des communes et du nombre d’amendements soumis.

Tout comme la population britannique, les parlementaires sont profondément divisés sur la question du Brexit. Lundi, la Première ministre a prononcé un discours qui sonnait comme une dernière tentative de convaincre les parlementaires de voter ce soir en faveur de son accord. Elle a choisi de le faire dans une usine de porcelaine à Stoke-on-Trent. Dans cet environnement fragile, May a averti que le rejet de son accord entraînerait une paralysie du parlement.

Elle a également mis en garde contre la “désintégration du Royaume-Uni” qui pourrait survenir si l’accord de sortie de l’UE était rejeté. La confiance en la politique souffrira de “dégâts catastrophiques” si le Royaume-Uni ne quittait pas l’Union européenne, a-t-elle affirmé.

Les partisan du Brexit au sein du parti conservateur de May et les élus nord-irlandais du Democratic Unionist Party (DUP), qui sont normalement du côté du gouvernement May, ont déjà indiqué que les clarifications apportées ne seraient pas suffisantes pour eux.

Et maintenant?

Tout le monde s’attend à ce que le projet d’accord de May soit rejeté par le vote des députés. La Première ministre a ensuite au moins trois jours pour élaborer un “plan B”. Elle peut retourner à Bruxelles pour discuter d’éventuels ajustements de l’accord, qui pourront ensuite être soumis à nouveau au Parlement. De nombreux autres scénarios sont également possibles, tels qu’un report de l’UE ou un deuxième référendum.

Par exemple, le chef du parti travailliste Corbyn souhaite de nouvelles élections au moment où l’accord de la Chambre des communes tombe. Il a déjà annoncé qu’il déposerait une motion de censure contre May.

Articles sponsorisés