Suite aux violences sur les Champs Elysées, Emmanuel Macron écourte son séjour au ski pour rejoindre une cellule de crise

Suite aux violences sur les Champs Elysées, Emmanuel Macron écourte son séjour au ski pour rejoindre une cellule de crise

Pour l’acte XVIII des Gilets Jaunes, les manifestants n’ont pas fait dans la dentelle. Les Champs Elysées se sont une nouvelle fois transformés en champs de bataille: magasin et restaurants vandalisés, pillages, affrontements avec la police, bref le grand classique des Gilets jaunes. Mais ils ont tout de même réussi à faire revenir Emmanuel Macron de son séjour au ski qui semble bien décider à faire stopper ces actes de violence. 

Entre “La Marche du Siècle” et l’acte XVIII des Gilets jaunes, Paris a connu un samedi particulièrement mouvementé. Si aucun débordement n’est à signaler du côté des marcheurs militant pour une justice climatique, on ne peut pas en dire autant des Gilets Jaunes qui ont une nouvelle fois saccagé et pillé les commerces de la plus belle avenue du monde. Au total, on compte 237 interpellations parmi les 32.300 personnes mobilisées. Enfin, les chiffres diffèrent car selon le comptage des Gilets jaunes, 230.766 manifestants étaient réunis dans toute la France.

Mais la grande victoires des Gilets jaunes ce samedi est sans doute d’avoir foutu en l’air les vacances de leur président Emmanuel Macron. Le président français était en effet au ski et a dû revenir à Paris pour participer à une cellule de crise au ministère de l’Intérieur. Le président a affirmé vouloir prendre “des décisions fortes, complémentaires” pour que les violences qui ont émaillé l’acte 18 des gilets jaunes à Paris “n’adviennent plus”.

“Tous complices”

Avant de rejoindre la cellule de crise, Emmanuel Macron s’est exprimé sur les réseaux sociaux par rapport à la nouvelle journée de manifestation. Il s’est montré très strict et sévère envers les casseurs: “Ce qu’il s’est passé aujourd’hui sur les Champs-Élysées, ça ne s’appelle plus une manifestation. Ce sont des gens qui veulent détruire la République, au risque de tuer. Tous ceux qui étaient là se sont rendus complices de cela.”

Et une fois sur place, il s’est une nouvelle fois exprimé en compagnie du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner et du Premier ministre Edouard Philippe. “Beaucoup de choses ont été faites depuis novembre mais très clairement, la journée d’aujourd’hui montre que sur ces sujets-là et ces cas-là, nous n’y sommes pas” a déclaré le président. “Je veux qu’on analyse très précisément les choses et que, dans les meilleurs délais, on puisse prendre des décisions fortes, complémentaires, pour que cela n’advienne plus.”

“Nous avons aujourd’hui des gens qui essayent par tous les moyens (…) d’abîmer la République pour casser, pour détruire au risque de tuer. On l’a encore vu avec l’incendie qui s’est produit ce matin”. Des déclarations qui n’ont pas vraiment plu aux Gilets jaunes qui s’en sont pris à leur président sur les réseaux sociaux. Une chose est sûre: les relations entre le peuple et le président ne sont pas prêtes de s’améliorer.

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