Si la Russie déclarait la guerre aux pays baltes, l’OTAN la perdrait en moins de deux jours

Si la Russie déclarait la guerre aux pays baltes, l’OTAN la perdrait en moins de deux jours

Si une guerre éclatait maintenant entre la Russie et les pays baltes, l’OTAN ne donnerait pas cher de sa peau. Les forces actuelles de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord ne seraient pas suffisantes pour rivaliser face à l’armée russe. 

Selon un rapport du RAND corporation, un centre de recherche et d’analyse, il ne faudrait pas plus de 60 heures, dans le pire des scénarios, pour que Moscou prenne du terrain jusqu’à envahir Tallinn, la capitale de l’Estonie ou même Riga, la capitale de la Lettonie. L’OTAN serait donc dans l’incapacité de défendre ses membres principalement exposés à la Russie. Dans les meilleures conditions possibles, la Russie pourrait envahir les capitales baltes en 36 heures seulement. Des chiffres qui peuvent inquiéter.

Des jeux au service de la recherche

Le rapport en question est un rapport établi par des experts militaires et civils. Le Rand a simulé, via des jeux de guerre, toute une série de possibilités quant à ce qu’il adviendrait si la Russie entrait en guerre contre les pays baltes. Et les résultats sont plutôt alarmants.

Dans le rapport, on peut lire que: “Les résultats des jeux sont sans ambiguïté”. Il est également noté que: “Dans l’état actuel des choses, l’OTAN ne peut pas défendre avec succès le territoire de ses membres les plus exposés.”

Il faut dire que les pays baltes, à savoir la Lituanie, la Lettonie et l’Estonie, n’ont pas de frontières limitrophes avec des membres de l’OTAN, à l’exception d’une toute petite partie de la frontière entre la Lituanie et la Pologne.

Ces divers jeux au service de la recherche militaire ont été réalisés entre l’été 2014 et le printemps 2015. Le RAND rapporte que: “Une défaite si rapide ne laisserait qu’un nombre limité d’options à l’OTAN, toutes mauvaises.” Heureusement que, pour l’instant du moins, la fiction n’est pas la réalité.

La Russie, ennemi public numéro 1?

On peut lire dans le New York Times que la Russie est devenue la menace principale du Pentagone. Dans un discours, le secrétaire à la Défense des États-Unis, a annoncé la liste hiérarchique des menaces de son pays. Il y a la Chine, la Corée du Nord, l’Iran et le terrorisme. Mais en haut de la liste, il y a la Russie. La sécurité nationale américaine se sentirait menacée par le projet de la Russie d’augmenter le “déploiement d’armes lourdes, de véhicules blindés”.

Il est vrai que sous Poutine, la Russie a annexé la Crimée et provoqué la guerre en Ukraine. L’idée pourrait donc peut-être traverser l’esprit du président russe d’étendre son pouvoir dans les pays baltes.

Il suffirait d’un rien pour inverser la tendance

Le plus gros problème de l’OTAN, c’est son long processus de décision. Avec ses 28 membres, il n’est pas toujours évident de trouver rapidement un consensus qui satisfera tous les pays. Si les chiffres donnés par le rapport du RAND peuvent inquiéter les membres de l’OTAN, la situation n’est pas irréversible.

Le rapport indique qu’une “force d’environ sept brigades, dont trois brigades d’armes lourdes” pourrait suffire à prévenir l’envahissement rapide des pays baltes par la Russie.

Il serait peut-être donc temps que les pays de l’OTAN prennent leur responsabilité en matière de Défense et investissent pour leur avenir. Il est attendu que les pays membres dépensent 2% de leur PIB dans la Défense mais tous ne remplissent pas leur devoir. Ce rapport devrait peut-être faire bouger les choses…

Retrouvez tout le rapport du RAND ici

Source: Business Insider, New York Times

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