Salah Abdeslam plutôt à l’aise dans sa cellule: entre salle de sport privée et réveil pépère à 11 heures 

Salah Abdeslam plutôt à l’aise dans sa cellule: entre salle de sport privée et réveil pépère à 11 heures 

Cela fait deux mois que Salah Abdelslam est incarcéré dans la prison de Fleury-Mérogis et on ne peut pas dire que ses conditions de détention soient trop sévères: il dispose de sa propre salle de gym et il peut se réveiller tranquille à 11 heures du matin. C’est ce qu’a pu constater un député français qui a rendu une visite surprise au suspect des attentats du 13 novembre, comme son droit le lui accorde.

Si le député français Thierry Solère (LR) a pu “mesurer l’ampleur du dispositif qui entoure sa détention”, il a aussi été “très étonné de constater qu’une cellule avait été transformée en salle de sport”, au bénéfice exclusif du djihadiste présumé.

Un aménagement qui choque le député tant la prison se trouve dans une situation de surpopulation carcérale. Une surpopulation qui atteint 190% des capacités réelles. “Des matelas sont même posés à même le sol dans les cellules afin d’accueillir les nouveaux détenus”, explique Thierry Solère.

Entre télé-réalité et repas

Depuis qu’il est en prison, Salah Abdeslam passe beaucoup de temps à prier. Il passe aussi son temps à se faire à manger mais seulement une fois la nuit tombée et ce depuis le début du ramadan. De manière générale selon les gardiens de prison, “Il regarde assez peu l’Euro. En revanche, son truc c’est la télé-réalité, il regarde des émissions des heures et des heures… et le matin, il se lève vers 11 heures.”

2 incidents

A son arrivée, le suspect présumé des attentats de Paris, on s’en rappelle, avait été accueilli par un mélange d’applaudissements, surtout parmi les jeunes, et de sifflets. “Majoritaires”, explique Mario Guzzo, le responsable des bâtiments centraux.

Salah Abdeslam était un prisonnier “presque modèle” à ses débuts, mais les choses semblent se compliquer un petit peu, poursuit Mario Guzzo: “à son arrivée, il était poli, maintenant, il ne parle plus.” Un premier incident a eu lieu quand l’administration s’est rendue compte qu’il pouvait communiquer librement la nuit avec d’autres détenus. Des mesures pour isoler Salah Abdeslam ont aussitôt été prises.

Le deuxième incident est survenu dans la foulée: une altercation avec un des surveillants apparemment. “C’était au cours d’une fouille, qu’il déteste. Il est très pudique, précise un surveillant. Quand il a voulu s’opposer à une fouille corporelle, le ton est monté avec un agent et cela a été assez tendu”, raconte toujours Mario Guzzo.

En tout cas, la relative situation de confort dans laquelle se trouve Salah Abdeslam a étonné le député LR, Thierry Solère. Dans une lettre adressée au garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas, il demande d’en expliquer “les raisons et les motivations qui ont conduit [son] ministère à prendre une telle décision.”

Sources: BFM TV, JDD

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