Quelques heures après son investiture, le Trump des tropiques s’attaque déjà aux LGBT et aux indigènes

Quelques heures après son investiture, le Trump des tropiques s’attaque déjà aux LGBT et aux indigènes

Jair Bolsonaro n’aura pas perdu son temps. Le nouveau président brésilien a signé deux décisions polémiques qui visent directement les LGBT et les territoires indigènes.

Pour ceux qui doutaient des intentions du nouveau président du Brésil, ils auront rapidement obtenu un élément de réponse. Le dirigeant d’extrême droite Jair Bolsonaro a pris deux décisions polémiques dès son intronisation.

Celui qui est surnommé le Trump des tropiques a exclu du ministère des droits de l’Homme les prérogatives liées aux personnes LGBT. Dans le but de se battre contre “l’idéologie de genre”. Il a également réservé la démarcation des terres indigènes au ministère de l’Agriculture, là où il a placé l’un ses soutiens importants durant la campagne: la leader du groupe parlementaire “ruraliste” Terez Cristina da Costa qui défend l’agrobusiness.

Auparavant, l’attribution de ces territoires réservés aux peuples autochtones était régulée par la Fondation de l’Indien (Funai), organisme chapeauté jusqu’alors par le ministre de la Justice. Concrètement, cette décision revient à livrer les territoires ancestraux des tribus indiennes au secteur agroalimentaire. Ce qui pourrait accélérer à terme la déforestation.

Climatosceptique

Bolosonaro avait également l’intention de fusionner les ministères de l’Agriculture et de l’Environnement. Mais le climatosceptique aura fait marche arrière devant le tollé général. Les critiques sont même venues directement depuis le secteur de l’agrobusiness. Car ses dirigeants craignent des sanctions économiques de la part des pays occidentaux.

Mais Bolsonaro ne perd pas espoir pour autant: ” Nous n’avons pas pu faire certaines choses, mais, avec le temps, tout finit par fonctionner”. Le président craint en fait la trop grande autonomie des États autochtones. Comme le territoire des Yanomami. Un État deux fois plus grand que l’Etat de Rio (3 fois la superficie de la Belgique), mais dont la population “n’est que de 9.000 habitants”.

Pour rappel, les scientifiques brésiliens affirment que la déforestation dans les pays tropicaux génère chaque année plus de dioxyde de carbone (CO2) que 85 millions de voitures au cours de leur vie.

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