Puigdemont a été retrouvé grâce à un tracker GPS mais la N-VA ne va pas laisser passer ça

Puigdemont a été retrouvé grâce à un tracker GPS mais la N-VA ne va pas laisser passer ça

Carles Puigdemont aurait été retrouvé par les autorités espagnoles grâce à un tracker GPS installé sur sa voiture. Le bureau du procureur de Nivelles est actuellement sur l’affaire, mais pour la N-VA, c’est du côté du fédéral qu’il faut que ça bouge. 

Carles Puigdemont a pu quitter sa prison en Allemagne après avoir réglé une caution de 75.000 euros, et avec la condition de rester en Allemagne. L’ex-président catalan avait été arrêté à la fin du mois de mars après avoir franchi la frontière allemande depuis le Danemark sur son chemin de retour en Belgique.

En Espagne, Puigdemont est toujours poursuivi pour corruption et rébellion mais pour l’instant, l’Allemagne n’a pas prévu d’extrader l’homme directement aux Espagnols.

Un tracker GPS

Les autorités espagnoles auraient utilisé un tracker GPS pour localiser Puigdemont. Le procureur de Nivelles enquête d’ailleurs sur l’affaire suite à une plainte déposée par des employés de Puigdemont. En effet ceux-ci auraient retrouvé un tracker en février dernier sous sa voiture personnelle. Le tracker GPS qui a permis l’arrestation de l’ex-président catalan serait donc une seconde copie du premier trouvé en février. Mais pourquoi est-ce le parquet de Nivelles qui est chargé de l’affaire? Car étant donné que la villa de Puigdemont est située à Waterloo, l’enquête relève de sa juridiction.

Normalement, il est convenu entre les services de renseignement qu’aucune “pratique non-autorisée” ne doit être utilisée que le territoire de l’autre partie. S’ils souhaitent quand même procéder à ce genre de pratique, il faut avoir que le parti concerné par le territoire soit appelé et prévenu. Placer un tracker ou espionner des personnes sont ce qu’on appelle dans ce cas-ci, des pratiques non-autorisées.

Des explications

En attendant, le député N-VA Koenraad Degroote a demandé au gouvernement fédéral d’intervenir dans cette affaire, peut-on lire dans le Standaard. “Il n’est pas possible qu’un service de renseignement étranger puisse installer un émetteur sous une voiture sur notre territoire?” dit-il. Degroote veut poursuivre le débat à la commission de la Justice à la Chambre. “Je voudrais que le ministre Geens (CD&V) demande des explications aux autorités espagnoles”. Pour le moment, l’ambassade d’Espagne n’a pas encore été interpellée et selon les dires de proches du gouvernement, rien n’aurait encore été entrepris.

Koen Geens ne veut pas parler de cette affaire tant qu’elle n’aura pas été discutée au Parlement. Le Premier ministre Charles Michel (MR) a également déclaré “que ce n’était pas à lui de prendre une initiative”. La question est de savoir si cette affaire ne provoquera pas à nouveau un incident diplomatique entre la Belgique et l’Espagne.

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