Proximus en mauvaise posture: 2.000 emplois menacés et cours de l’action en bourse suspendue

Proximus en mauvaise posture: 2.000 emplois menacés et cours de l’action en bourse suspendue

Les prochains jours risquent d’être compliqués chez Proximus. L’entreprise de télécommunication, dont l’état est actionnaire à 53,51%, va se défaire de 2.000 employés, selon des sources syndicales. Cette information a entraîné ce mercredi la suspension du cours de l’action en bourse, a annoncé la FSMA.

La numérisation d’une entreprise, ça ne se passe jamais bien. On se souvient de l’épisode ING: la banque belgo-néerlandaise a renvoyé et restructuré plusieurs milliers d’employés en 2017 pour s’adapter à son nouveau mode de fonctionnement. Il y a aussi eu Carrefour: la chaîne de supermarché, dépassée par les champions de l’e-commerce, a licencié plus de 1.000 employés en début d’année 2018.

Ce mercredi, on apprend que 2.000 emplois, sur quelque 13.000 salariés, sont menacés chez Proximus. La rumeur courait depuis un temps mais, cette fois, le plan de restructuration est bien confirmé, affirme le journal Le Soir. L’entreprise de télécommunication a confirmé au journal L’Écho mettre en place un plan de trois ans qui “permettra d’accélérer la transformation de Proximus et de préparer l’entreprise aux défis de l’avenir et à l’accélération de la digitalisation”.

Cours de l’action suspendu

Cette information a eu un effet immédiat sur les marchés. La FSMA, l’autorité des services et marchés financiers, a annoncé que le cours de l’action Proximus était suspendu à la Bourse de Bruxelles, dans l’attente d’un communiqué de presse. Bart Neyens, secrétaire général de la CGSP, indique à L’Écho avoir eu vent d’un plan via une personne au courant de la situation. “Alors, il ne concerne pas forcément 2.000 emplois exactement, mais il est clair qu’il en va de conséquences sur le personnel.”

Le Premier ministre Charles Michel a convoqué la CEO Dominique Leroy ce mercredi pour faire un point sur la situation. Il faut savoir que l’entreprise, dont l’état est l’actionnaire majoritaire à 53,51%, emploie environ 3.000 fonctionnaires. Une des raisons invoquées pour le possible licenciement serait l’arrivée prévue d’un quatrième opérateur sur le marché belge de la téléphonie. Cette nouvelle concurrence, couplée à la “digitalisation” de l’entreprise, obligerait le poids lourds des télécom belges à se défaire d’une part de ses salariés.

Pour l’heure, rien n’a encore été officiellement décidé et les marchés restent en suspens.

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