Premier match à l’extérieur pour Lukaku et premiers cris racistes à son encontre en Italie

epa

On sait le football italien gangrené par le racisme. On en a eu une nouvelle confirmation dimanche soir entre Cagliari et l’Inter, nouveau club de Romelu Lukaku.

Romelu Lukaku vit un début de championnat de rêve. Deux buts en deux matchs et un six sur six qui place l’Inter en tête de la série A. Mais une nouvelle fois, le souci se situe plutôt au niveau des tribunes où certains supporters locaux de Cagliari n’ont visiblement pas supporté le penalty converti par l’attaquant belge.

Des cris de singe ont explicitement retenti depuis les tribunes, avant et après la conversion du penalty. Une situation assez banale du côté de l’Italie. Récemment, Marcus Rashford ou encore Paul Pogba en ont fait les frais.

Conte et puis Lukaku et Nainggolan réagissent

De son côté, l’entraîneur de l’Inter a réagi à la polémique en conférence de presse. S’il avoue ne pas avoir été le témoin direct des cris des supporters, il reconnait “qu’en Italie, il y a de nombreuses situations dans lesquelles nous devons beaucoup nous améliorer au niveau de l’éducation et du respect des personnes qui font leur travail.” Une situation qui n’est pas la même dans d’autres championnats: “Dans d’autres pays, le respect est bien plus grand. Les fans supportent leur équipe et n’insultent pas les coaches. Ils sont bien plus concentrés sur leur équipe et ils ne s’intéressent qu’à leurs joueurs pour que ceux-ci donnent leur meilleur sur le terrain et ça s’arrête là.”

Dans l’après-midi, le principal concerné a réagi: “Mesdames et messieurs, nous sommes en 2019, et plutôt que d’aller de l’avant nous allons en arrière, et je pense qu’en tant que joueur, nous devons nous unifier”, a-t-il notamment écrit sur Instagram. Il n’a pas vraiment été entendu.

Dans l’équipe d’en face, Radja Nainggolan, son ex-équipier chez les Diables et ancien joueur de l’Inter, a souhaité bonne chance à ses anciens équipiers sans évoquer le problème de racisme. Il semble ne pas vouloir se mettre ses propres supporters à dos. Le message de Lukaku n’a visiblement pas encore été entendu.

De leur côté, les instances du football italien ont promis de se saisir du problème, mais il faut croire que les campagnes de sensibilisation ne sont pas suffisantes.

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