“Pourquoi aller en cours si on n’a pas d’avenir ?”: la FEF se joint au mouvement de grève pour le climat

“Pourquoi aller en cours si on n’a pas d’avenir ?”: la FEF se joint au mouvement de grève pour le climat

La coupe est pleine pour les étudiants. Devant l’apathie politique face au climat, les élèves flamands ont lancé un mouvement de grève. Joints par les élèves francophones du secondaire, ils étaient 12.500 jeunes à protester pour préserver notre planète. Le mouvement prend maintenant de l’ampleur et gagne les étudiants du supérieur.

Jeudi 17 janvier. 12.500 élèves, francophones et néerlandophones, décident d’investir la rue. Du jamais vu: ils se mobilisent en masse pour la même cause: la survie de leur planète. Un véritable élan démocratique, ils ont soif de changement et ils le veulent tout de suite.

Chaque jeudi, “tous les jeudis qui seront nécessaires”, ils partiront en grève, séchant les cours, pour que nos politiques soient plus ambitieux en termes de climat. On se rappelle en effet que lors de la COP24, la Belgique et ses différentes Régions ont eu bien du mal à parler d’une seule voix. Notre pays a été pointé du doigt comme l’un des moins ambitieux en termes de politiques climatiques.

La Fédération des Étudiants Francophones a décidé ce mardi de joindre le mouvement initié par les néerlandophones. Preuve que quand les enjeux sont à ce point considérables, une frontière, qui plus est linguistique, n’a plus du tout de sens.

Dès ce jeudi 24 janvier, la FEF appelle les élèves du supérieur à se joindre au mouvement et à faire grève. Suite au constat alarmant du dernier rapport du Giec, l’urgence est à nos portes. Des mesures contre le réchauffement climatique doivent être prises maintenant, sans quoi nous n’atteindrons jamais l’objectif minimum de limiter le réchauffement moyen sous la barre des 1,5°C.

Mouvement spontané, encore à construire

Le président de la FEF n’exclut pas d’autres actions dans le futur. Il nous explique que la FEF “est de plus en plus sollicitée par les étudiants. Il s’agit d’un mouvement spontané avant tout, on veut absolument éviter toute tentative de récupération”. Mais des actions se préparent en coulisses, ainsi que de nécessaires discussions avec les autorités académiques.

Pour l’heure, la FEF se limite à se joindre au mouvement. La plupart des étudiants du supérieur sont encore en examens ou bientôt en vacances, il faudra donc patienter un peu avant de voir sous quelles formes et dans quelles mesures des actions plus spontanées seront lancées.

En attendant, et dans la mesure du possible, chaque étudiant est invité à grossir les rangs du cortège ce 24 janvier.

EPA

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