Pour l’instant, les bus TEC font autant de mal que les voitures à l’environnement

Pour l’instant, les bus TEC font autant de mal que les voitures à l’environnement

D’après les chiffres du ministre wallon de la Mobilité, un bus TEC ne transporte que 11 personnes en moyenne par trajet. Du coup, il fait autant de mal que la voiture à l’environnement. Si on en croit le député wallon Jean-Paul Wahl (MR), c’est la faute aux grèves. Elle sapent la confiance des usagers envers la société régionale wallonne du transport.

« Selon les chiffres avancés par le ministre, un bus du TEC transporte en moyenne onze personnes sur base annuelle. Or un bus produit autant de CO2 et d’oxyde d’azote que onze véhicules. On doit impérativement augmenter ce chiffre de fréquentation »: tel est le constat du député Jean-Paul Wahl (MR), qui compte interpeler le ministre wallon de la Mobilité, Carlo Di Antonio (cdH), à ce sujet ce mercredi au parlement, selon La Province.

Si la Tec a amélioré ses performances en matière d’émissions de gaz à effet de serre, il reste du pain sur la planche. Il faut impérativement augmenter la fréquentation des bus.

La faute aux grèves?

Mais qu’est-ce qui bloque? Pour le député libéral, il n’y a pas de doute: les grèves à répétition, et leur soudaineté, contribuent à casser la confiance avec les usagers. C’est pourquoi il demande qu’un service minimum soit garanti.

Le MR défendra d’ailleurs ce mercredi un décret qui vise à l’instaurer. Il demande aussi une meilleure information sur les lignes affectées et les heures concernées. Comme pour la SNCB, les libéraux ne veulent plus que quelques-uns prennent en otage le reste de la population. Le Premier ministre Charles Michel l’a répété haut et fort lors de sa déclaration de politique générale devant le Parlement.

Pas seulement

Le ministre Di Antonio n’a pas l’air contraire à cette proposition, mais indique que le nouveau contrat de gestion avec la TEC est toujours en négociations. Pour rappel concernant la SNCB, la majorité s’était heurtée à l’opposition en Commission et le cdH s’était abstenu. Le texte instaure un préavis de huit jours avant la grève et permet aux travailleurs de ne pas suivre l’ordre syndical.

Mais, il y a un « mais »: le ministre fédéral de la Mobilité, François Bellot (MR), reconnait lui-même que la fréquentation des transports dépend d’autres facteurs. Il y a bien sûr l’offre et la qualité de distribution du réseau, mais « les pouvoirs publics ne feront pas tout ». Le changement doit aussi se faire dans la tête des gens. Beaucoup de personnes qui disposent d’une gare et d’un réseau de bus bien desservis continuent à utiliser leur voiture. Il faut aussi que ça change.

Articles sponsorisés