Paul Magnette (PS) poursuit son combat: il a dicté ses conditions à l’Europe pour les prochains traités du genre CETA

Paul Magnette (PS) poursuit son combat: il a dicté ses conditions à l’Europe pour les prochains traités du genre CETA

Paul Magnette (PS) a tiré le bilan de la mini-crise européenne qui a émaillé les négociations autour du CETA. Et pour se donner plus de poids, il a fait appel à 40 experts du monde académique international. En est ressortie la “Déclaration de Namur”, qui doit devenir “la référence de toute négociation” dans le futur.

Non content d’avoir joué les trublions au moment de la signature du traité CETA (accord de libre-échange entre l’Europe et le Canada), Paul Magnette voit plus large, bien plus large. Avec sa “Déclaration de Namur”, le ministre-président de la Région wallonne veut instaurer une méthode plus transparente sur les négociations des prochains traités économiques européens, parce que “la manière dont l’Union européenne négocie les traités commerciaux internationaux, et le contenu de ceux-ci, sont contestés par des pans toujours plus larges des opinions publiques”.

Trois axes majeurs

Que contient cette déclaration? Elle est articulée en trois axes: le respect des procédures démocratiques, le respect des législations socio-économiques, sanitaires et environnementales et enfin la garantie de l’intérêt public.

En gros, Paul Magnette ne veut plus voir de traité au service “des intérêts privés”. Les prochains traités doivent contribuer “au rapprochement entre les peuples, à la lutte contre le réchauffement climatique et au développement durable, en particulier des régions les plus défavorisées.”

Il est vrai que Paul Magnette est un peu inquiet pour sa Région et qui a été oubliée selon lui lors du CETA: “Le CETA sera très bon pour l’Allemagne, pour la Flandre et, dans une moindre mesure, pour la France. Mais quid pour l’Italie ou pour la Wallonie? On n’y a pas assez réfléchi, à mon sens”, pouvait-on lire dans la Libre Belgique vendredi dernier.

Un costume trop grand pour la Wallonie?

Ses détracteurs l’accusent de vouloir dicter ses règles et se demandent si la petite Wallonie ne porte pas un costume trop grand pour elle. L’impact de ces 40 experts internationaux est là pour donner un peu plus de poids au texte, justement. Et faut souligner aussi que 61% des Wallons ont soutenu l’action du ministre-président et que le traité CETA avait suscité beaucoup de réactions et d’actions parmi les citoyens.

Sur ce dossier justement, les choses bloquent encore et notamment cette demande d’avis sur la régularité du traité auprès de la Cour de justice européenne. Un demande qui était considérée, à l’époque, comme la grande (et la seule selon certains) victoire wallonne dans cette crise.

La déclaration complète

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