Paul Magnette ne mâche plus ses mots: « Le cdH s’accroche au pouvoir comme les moules s’accrochent aux rochers »

Paul Magnette ne mâche plus ses mots: « Le cdH s’accroche au pouvoir comme les moules s’accrochent aux rochers »

Le ministre-président wallon, trahi par son partenaire, est très amer envers Benoît Lutgen. Il ne comprend pas comment le cdH peut donner des leçons de morale alors « qu’ils ont des casseroles à n’en plus finir ». Il reconnait par contre qu’il faut assainir le Parti socialiste. Il a d’ailleurs insisté pour que Pascale Peraita et Yvan Mayeur se présentent devant la commission d’enquête sur le Samusocial, avant une possible démission?

C’est un Paul Magnette passablement énervé qu’on a pu écouter ce matin au micro de Martin Buxant sur Bel-RTL. Le ministre-président a reconnu pour la première fois être en position de faiblesse: « Je suis comme un pilote d’avion dont un des deux réacteurs a explosé en plein vol ». Sa seule préoccupation maintenant est qu’il y ait « le moins de casse possible » pour les Wallons. « C’est une crise institutionnelle », a-t-il insisté.

Traîtres

Est-il encore possible d’avancer, les réformes voulues par le PS ont-elles une chance d’aboutir? Paul Magnette ne se fait pas d’illusions, « j’ai trop fait de politique pour ça ». Si la réforme fiscale et la redevance TV ont une chance d’aboutir – « le cdH a signé un accord » – pour le reste « beaucoup de dossiers seront en rade ». Il fait référence ici à l’assurance autonomie et à la réforme sur les allocations familiales.

Paul Magnette a peur pour « wallonnes et wallons » qui « vont payer le prix » et « j’en suis profondément meurtri », a indiqué le ministre-président. Pour lui, le coupable est tout désigné: c’est le cdH. Un parti qu’il juge « irresponsable ».

« Le cdH nous fait la morale alors qu’ils ont des casseroles à n’en plus finir. C’est un parti qui est là depuis toujours. Il s’accroche au pouvoir comme les moules s’accrochent aux rochers », voilà pour le premier uppercut de la matinée. Et voici pour le second: « La parole de Monsieur Lutgen ne vaut pas grand chose (…) tout ça pour un parti aux abois qui ne signifie plus grand chose ».

Mayeur et Peraita exclus du PS?

Le ministre-président reconnait néanmoins que les affaires ont entaché son parti. Particulièrement dans le dossier du Samusocial, « parce ces sont les valeurs même du parti socialiste qui sont touchées ». Il a d’ailleurs insisté pour qu’Yvan Mayeur et Pascale Peraita se présentent devant la commission d’enquête du Samusocial. Doivent-ils rendre leur carte de parti? C’est à la commission de vigilance de décider, mais « elle doit se dépêcher, ça devient long et les erreurs sont très graves ».

Ahmed Laaouej (PS) n’a pas la même patience que le ministre-président. Pour le député fédéral, le refus de Pascale Peraita de se présenter devant la commission « est inacceptable ». Il n’y a pas été par quatre chemins: « Si elle choisit pareille attitude, qu’elle quitte le PS ». Même son de cloche pour Yvan Mayeur: « Je ne comprends pas non plus pourquoi Yvan Mayeur ne se met pas en congé de son mandat de chez Vivaqua (…). « Ces deux personnes ont failli à leurs engagements et ont sali l’image du PS. La moindre des décences serait qu’elles le comprennent et qu’elles se retirent immédiatement. »

Ahmed Laaouej a emboîté le pas au député bruxellois Ridouane Chadid (PS) qui ne disait pas autre chose hier sur Soir-Première sur la RTBF: « C’est un scandale! ». « Pascale Peraïta viendra, Yvan Mayeur viendra et ils devront répondre aux questions », a-t-il insisté. Lui aussi les verrait bien sur la touche: « Pour la génération que je représente au Parti socialiste, c’est important de tourner la page. »

Mayeur et Peraita exclus du PS?

Le ministre-président reconnait néanmoins que les affaires ont entaché son parti. Particulièrement dans le dossier du Samusocial, « parce ces sont les valeurs même du parti socialiste qui sont touchées ». Il a d’ailleurs insisté pour qu’Yvan Mayeur et Pascale Peraita se présentent devant la commission d’enquête du Samusocial. Doivent-ils rendre leur carte de parti? C’est à la commission de vigilance de décider, mais « elle doit se dépêcher, ça devient long et les erreurs sont très graves ».

Ahmed Laaouej (PS) n’a pas la même patience que le ministre-président. Pour le député fédéral, le refus de Pascale Peraita de se présenter devant la commission « est inacceptable ». Il n’y a pas été par quatre chemins: « Si elle choisit pareille attitude, qu’elle quitte le PS ». Même son de cloche pour Yvan Mayeur: « Je ne comprends pas non plus pourquoi Yvan Mayeur ne se met pas en congé de son mandat de chez Vivaqua (…). « Ces deux personnes ont failli à leurs engagements et ont sali l’image du PS. La moindre des décences serait qu’elles le comprennent et qu’elles se retirent immédiatement. »

Ahmed Laaouej a emboîté le pas au député bruxellois Ridouane Chadid (PS) qui ne disait pas autre chose hier sur Soir-Première sur la RTBF: « C’est un scandale! ». « Pascale Peraïta viendra, Yvan Mayeur viendra et ils devront répondre aux questions », a-t-il insisté. Lui aussi les verrait bien sur la touche: « Pour la génération que je représente au Parti socialiste, c’est important de tourner la page. »

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