Pagaille au Vénézuela: Juan Gaido appelle ses partisans à manifester, Maduro dénonce une “escarmouche putchiste”

Pagaille au Vénézuela: Juan Gaido appelle ses partisans à manifester, Maduro dénonce une “escarmouche putchiste”

Le Vénézuela semble être prisonnier d’une spirale de violence qui semble ne pas avoir de fin. Ce mardi, de nouvelles manifestations très violentes ont eu lieu dans la capitale Caracas faisait environ 69 blessés. Au lendemain de ces heurts, l’opposant Juan Gaido a appelé ses partisans à continuer de manifester. Le président en place Nicolas Maduro a quant à lui parlé d’escarmouche putchiste et promet des représailles aux “traitres de la nation”. 

Ce mardi, de nouvelle manifestations violentes ont éclaté dans la capitale du Venezuela Caracas faisant 69 blessés dont deux par balles. Au lendemain de ces heurts, l’opposant au régime de Nicolas Maduro, Juan Gaído, a appelé ses partisans à continuer le combat tandis que Maduro parle “d’escarmouche putchiste”.

Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, Juan Gaído appelle l’armée à le soutenir: “J’appelle les Forces armées à continuer d’avancer dans ‘l’opération liberté’. Demain, 1er mai, nous continuerons (…). Dans tout le Venezuela, nous serons dans la rue.” Mardi, les manifestants s’en sont pris aux forces de l’ordre en soutien aux forces armées qui avaient affiché leur soutient au “président par intérim” Juan Gaído.

Conséquences

Maduro de son côté a également tourné un message vidéo pour ses supporters. Il dénonce les actes des partisans de Gaído et parle de tentative de coup d’état. Il promet des poursuites pénales pour toutes personnes ayant participé à cette “escarmouche putchiste” et affirme que son gouvernement contrôle la situation et que le haut commandement de l’armée lui est resté fidèle.

Mais Juan Gaído ne l’entend pas de cette oreille. Selon lui, les manifestations de ce mardi prouve qu’il existe des failles dans le soutien de l’armée à Nicolas Maduro. “Il est clair que ce qu’affirmait le régime, qui affirmait contrôler les Forces armées, est une farce”, a-t-il d’ailleurs déclaré.

Dans tous les cas, le clan de Juan Gaído n’est plus vraiment en sécurité au Vénézuela. Un groupe d’insurgés a d’ailleurs demandé l’asile à l’ambassade vénézuélienne au Brésil tandis qu’une figure important de l’opposition, Leopoldo Lopez, a du se régugier dans l’ambassade du Chili puis d’Espagne après être apparu aux côtés de Juan Gaído.

Qui a l’avantage?

Mais dans cette guerre civile, qui a vraiment l’avantage? En fait, c’est presque impossible à dire tant il est difficile de comprendre la position de l’armée dans ce conflit. Si Juan Gaído affirme qu’un grosse partie des forces armées le soutien, des déclarations viennent le contredire. Par exemple, le ministre de la Défense Vladimir Padrino Lopez a qualifié les manifestations de ce mardi comme étant des “actes terroristes”.

Il explique également que certains militaires ont rejoint la cause de Juan Gaído en volant des véhicules et des armes de l’armée. Il a ensuite réaffirmer que l’armée “reste fermement derrière la constitution et les autorités légitimes”. Mais visiblement, tous ne sont pas de cet avis aux seins des forces armées. En tout cas, on comprend bien que Maduro et ses partisans ne sont pas prêts de lâcher l’affaire même si Juan Gaído a été reconnu président par une cinquantaine de pays.

Ce 1er mai risque donc d’être mouvementé car les deux clans ont appelé leurs partisans à descendre dans les rues. De nouvelles violences sont donc à prévoir et on dirait que ce conflit n’aura pas de fin tant que l’armée n’aura pas choisi son camp.

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