Ok la Belgique est tombée d’accord pour le CETA, mais qu’est-ce qui a changé? Pas grand-chose

Ok la Belgique est tombée d’accord pour le CETA, mais qu’est-ce qui a changé? Pas grand-chose

Après trois réunions du comité de concertation mercredi et une quatrième ce matin, la Belgique est enfin tombée sur une position commune concernant le CETA. C’est dans la poche oui mais… au final, il n’y a pas grand-chose qui a changé dans l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada.

La Belgique a enfin trouvé un accord sur le CETA. Mais finalement, le texte n’a pas tellement changé par rapport à celui de départ. Ce n’est rien de plus qu’une pièce jointe attachée à l’accord de base. Ce sont surtout des éclaircissements, en cas de besoin.

Trois points posaient problème à la Wallonie: l’agriculture, la protection des services d’intérêt général et les tribunaux privés d’arbitrage.

Par exemple, notre secteur agricole devait être protégé contre les importations canadiennes à bas prix ainsi que contre les OGM et les boeufs aux hormones.

Il fallait aussi clarifier le rôle des juges pour régler les différends entre les investisseurs et les États. Parce que le CETA prévoyait qu’un investisseur pourrait attaquer en justice un État qui prendrait des législations contraires à ses intérêts commerciaux. C’est un peu la vieille guerre du politique contre le profit économique qui n’est toujours pas réglée. Le tribunal d’arbitrage devait être rendu indépendant et transparent.

Un trophée politique?

Mais quelles avancées ont été réalisées? Le texte est surtout un trophée pour Paul Magnette (PS), le ministre-président wallon. Et maintenant? Les parlements de toutes les entités fédérés ont jusque demain minuit pour approuver le CETA. Le texte a aussi été envoyé au COREPER (le Comité des représentants permanents) auprès de l’Union européenne.

Et en cas d’accord, le Premier ministre canadien Justin Trudeau pourrait s’envoler ce week-end ou début de la semaine prochaine vers la Belgique pour signer le texte. Donald Tusk, le président du Conseil européen a tweeté qu’il attendait que toutes les procédures soient finalisées avant de contacter Justin Trudeau.

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