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Même en plein confinement, les concentrations de gaz à effet de serre augmentent


© Christoph Hardt/Geisler-Fotopres/Alliance

Bien que certaines émissions liées aux diverses mesures de confinement prises en raison la pandémie ont baissé, les concentrations de gaz à effet de serre dans notre atmosphère continuent d’augmenter dans le monde entier.

L’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère inquiète des nombreux scientifiques. Certains pensaient qu’on pourrait observer une diminution suite aux mesures liées à la pandémie, telles l’interdiction de voyager pendant lors de la première vague. Ce n’est pas le cas.

Impact limité

Il n’existe pas encore de chiffres officiels pour 2020, mais l’Organisation météorologique mondiale (OMM), l’organe des Nations unies chargé du climat, indique qu’il y a effectivement une réduction des gaz à effet de serre tels que le dioxyde de carbone. L’organisation fait une prévision prudente, en supposant une baisse entre 4,25 et 7,5 %.

Mais cette réduction des émissions a un faible impact sur la concentration des gaz à effet de serre. ‘Il est impossible de faire la distinction à court terme entre l’impact des confinements dus au Covid-19 et la variabilité naturelle’, indique l’OMM.

Selon le rapport de l’OMM, la concentration de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, qui a atteint en 2019 un niveau record de 410,5 parties par million (ppm), continue d’augmenter cette année. Toutefois, la réduction des émissions pourra potentiellement ralentir temporairement cette augmentation.

Un inquiétant record en 2019

L’OMM indique que l’augmentation observée en 2019 n’avait jamais été vue auparavant. Selon Oksana Tarasova, responsable de la recherche sur l’environnement atmosphérique à l’OMM, l’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre au cours des quatre dernières années correspond à l’augmentation observée lors de la transition entre la période glaciaire et les périodes plus tempérées.

‘La grande différence est que cette période de transition a duré bien plus longtemps que quatre ans’, explique le professeur.

En outre, les climatologues soulignent que, quoi que nous fassions aujourd’hui pour réduire les émissions, une grande partie du dioxyde de carbone émis il y a plusieurs décennies restera dans l’atmosphère et contribuera donc au réchauffement de la planète.


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