Marc Wilmots est de nouveau au chômage: il quitte déjà la Côte d’Ivoire après seulement six mois

Marc Wilmots est de nouveau au chômage: il quitte déjà la Côte d’Ivoire après seulement six mois

Deux éliminations, deux licenciements. Les ruptures de Marc Wilmots sont toujours violentes.  En 2016, Willy perdait son job de sélectionneur des Diables Rouges après une élimination en quart de finale de l’Euro 2016. Aujourd’hui, il n’a pas résisté à la non-qualification de la Côte d’Ivoire pour la Coupe du monde en Russie. En trois ans, le rayonnement du Taureau de Dongelberg a bien changé…

Ça y est, Marc Wilmots est de nouveau demandeur d’emploi. Six mois après avoir pris les fonctions de sélectionneur de la Côte d’Ivoire, le coach belge a déjà été remercié. La faute à une défaite 2-0 des Éléphants contre le Maroc qui les privent de Coupe du monde en Russie. L’ex-sélectionneur de la Belgique a annoncé la nouvelle sur son compte Twitter.

“Aujourd’hui, il a été décidé de commun accord de mettre fin à la collaboration avec la Fédération de football de Côte d’Ivoire”, a-t-il indiqué.”Je tiens à vous remercier, supporters, joueurs, staff et dirigeants et je vous souhaite le meilleur pour le futur.”. Le Taureau de Dongelbeg n’ira donc pas au bout de son contrat et accroche un nouvel échec à sa collection.

De héros à zéro

La carrière de Marc Wilmots est atypique: en un an, il est passé de héros à zéro. En prenant les rennes des Diables Rouges en 2012, il était considéré comme le Messie. L’homme qui enfin exploitait le potentiel de la fameuse génération dorée de la Belgique. Grâce à Wilmots, la Belgique a regoûté aux joies de la Coupe du monde en 2014. À l’époque, tous mettaient en avant ses talents de meneur d’hommes, son attitude 100% belge et les relations complices qu’ils entretenaient avec ses joueurs. Ce cocktail de valeurs a permis de créer l’engouement que l’on connait actuellement pour l’équipe nationale. Mais dans ce foutoir d’excitation et d’admiration pour les Diables, on a un peu oublié de pointer les gros défauts du coach.

En effet dès qu’on abordait les aspects tactiques, Wilmots était loin de faire l’unanimité et cela semble s’être confirmé avec la Côte d’Ivoire. Si le parcours au Brésil était plus que correct avec une élimination contre l’Argentine, il était devenu difficile de le défendre à l’Euro 2016 en France. On s’inquiétait déjà lors des match amicaux avant le tournoi: une victoire (très) poussive contre la Norvège 3-2 et un ignoble match nul contre la Finlande (1-1). L’Euro 2016 était dans la même veine: des performances très moyennes avec en point d’orgue une humiliation contre le Pays de Galles en quart de finale. Une défaite qui a renvoyé les Diables, et surtout Wilmots, en Belgique la queue entre les jambes.

Quel avenir?

Après ces deux gros échecs, Marc Wilmots va devoir relever un nouveau défi: convaincre des employeurs. Bah oui, malgré tout ce qu’il a accompli avec la Belgique, son palmarès en tant qu’entraineur est toujours vierge. Et son CV contient deux gros points noirs: une élimination prématurée à l’Euro et une non-qualification pour le Mondial avec la Côte d’Ivoire. Quel sera donc son avenir?

Deux possibilités: soit il continue à s’occuper d’équipes nationales, soit il se trouve un club où bosser. La seconde option semble la meilleure puisque c’est sûrement ça qui lui a fait défaut à la tête des deux sélections dont il s’est occupé. Entrainer un club permet de jouer plus de matchs, d’être en contact permanent avec ses joueurs et donc de se faire un maximum d’expérience. En 14 ans de carrière d’entraineur, Willy ne s’est occupé que de 32 matchs en club (avec Schalke 04 et Saint-Trond). Connaissant son amour pour l’Allemagne, on le verrait bien reprendre du service là-bas, en espérant qu’il redevienne enfin le Taureau de Dongelberg que l’on connaissait.

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