Malgré la pression, un accord sur le CETA est encore loin: le gouvernement wallon ne se laisse pas faire dans les négociations

Malgré la pression, un accord sur le CETA est encore loin: le gouvernement wallon ne se laisse pas faire dans les négociations

Si le Canada et l’Union européenne espéraient faire trembler la Wallonie avec leur ultimatum pour le CETA, c’est raté. La nouvelle proposition de texte est loin d’avoir convaincu le gouvernement wallon, qui estime même que certains changements sur lesquels toutes les parties étaient tombées d’accord auraient finalement disparu.

“On nous remet un document décevant et parallèlement on nous donne un ultimatum. C’est très étonnant. Cela nous pousse à nous poser des questions sur le but poursuivi”: voilà ce qu’a déclaré un membre de l’entourage de Paul Magnette (PS) à l’AFP ce dimanche soir. Quelques heures après l’ultimatum lancé par le Canada et l’Union européenne concernant le CETA, cela confirme que la Wallonie ne tremble pas malgré les pressions.

“On s’interroge sur le but poursuivi”

Cette fuite du gouvernement wallon vient un peu calmer les ardeurs canadiennes et européennes: si vous voulez nous foutre la pression, cela ne fonctionnera pas comme ça semble-t-elle signifier. Selon cette même source interrogée par l’AFP, des accords obtenus après les négociations de vendredi et samedi entre toutes les parties auraient disparu de cette nouvelle proposition de texte du CETA.

“Ce document nous étonne dans la mesure où il contient largement moins d’avancées que celles atteintes vendredi et samedi. Certains éléments convenus samedi ne s’y trouvent pas. On s’interroge sur le but poursuivi”, ajoute cette source:il ne s’agirait pas de prendre le gouvernement wallon pour des imbéciles…

Selon un diplomate européen, ce texte “répond à toutes les réserves dont M.Magnette a fait part” pourtant. Le document s’intitulerait “Déclaration du Royaume de la Belgique (et des Etats membres…) avec le soutien de la Commission européenne, sur la protection des investissements et la Cour d’investissement (“ICS”)” mais n’irait pas assez loin: les détracteurs du CETA sont toujours inquiets concernant les “pseudos-juges” nommés par l’UE et le Canada en cas de litige. La principale crainte est que ce soient des avocats d’affaires liés à des cabinets privés.

Bref, les négociations s’annoncent tendues ces prochaines heures pour arriver à l’accord espéré par certains….

Articles sponsorisés