Mais en fait: est-ce que Trump pourrait éventuellement être remplacé par un autre candidat?

Mais en fait: est-ce que Trump pourrait éventuellement être remplacé par un autre candidat?

La vidéo dans laquelle on entend Trump tenir des propos obscènes, machistes et désobligeants envers les femmes pourrait lui coûter sa candidature à la présidence. Les Républicains les uns après les autres le laissent tomber publiquement. Trump, lui, n’a pourtant pas du tout l’intention d’abandonner. Mais est-ce que le parti pourrait simplement le dumper et trouver un meilleur candidat avant the Election Day? 

Mike Pence (candidat à la vice-présidence), Mike Crapo (sénateur républicain de l’Idaho), Arnold Schwarzenegger (ancien gouverneur de la Californie), John McCain (ancien candidat à la Maison Blanche en 2008), voilà quelques noms parmi les dizaines d’hommes et femmes politiques républicaines qui ont hier laissé tomber Trump. Ses collègues du parti républicains n’estiment plus que Trump puisse faire un jour un bon Président des États-Unis après les propos publiés par le Washington Post. Pourtant, Trump l’a bien dit, il a zéro intention d’abandonner cette course à la Maison Blanche.

Le parti est pourtant coincé avec Trump

Vu le chaos que représente Trump, on a le droit de se poser la question: est-ce que Trump pourrait éventuellement être remplacé par une autre candidat plus viable pour les Républicains? Surtout quand on sait que the Election Day n’a lieu pas plus tard que dans un mois.

Beaucoup de “Never Trump” ont rêvé de ce moment où le parti pencherait peut-être pour une remplacement de Trump, mais même si la majorité d’entre eux le voulaient vraiment, ce serait extrêmement compliqué.

Ça ne collerait pas avec les règles du parti

En fait, selon M. Ginsberg, ancien directeur de campagne de Mitt Romney, interrogé par le New York Times, il n’existerait pas de mécanisme pour remplacer un candidat, même si le parti le veut. En fait, “le Comité National Républicain n’est autorisé et habilité à remplir tous les postes vacants qui pourraient être dus à la mort, le refus, ou quoi que ce soit, du candidat républicain à la présidence des États-Unis”. En clair, il faudrait que Trump vienne à mourir ou soit dans l’incapacité de courir pour qu’il puisse être remplacé.

Évidemment, quand on parle des États-Unis, on sait que c’est le pays où toutes les règles, toutes les lois peuvent être interprétées… Du coup, on peut se poser la question de l’interprétation du “quoi que ce soit” présent dans le règlement du parti. Est-ce que les évènements scandaleux récents pourraient correspondre à cette catégorie?

Bref peu de chance, tant que Trump décide de rester

“I WILL NEVER DROP OUT OF THE RACE”: c’est donc ce qu’il dit dans son tweet. Il n’abandonnera jamais la course, et ne laissera jamais tomber ses supporters. Voilà qui est clair.

Pourtant s’il venait à abandonner, le parti aurait en théorie le temps de désigner un autre candidat, mais ce serait une véritable course contre la montre. Les 168 membres du comité, représentants les délégations des états devraient voter, et le nouveau candidat devrait gagner au moins 1.237 délégués pour devenir le nouveau candidat républicain. Mais en théorie cette situation ne devrait jamais arriver. Le processus pour arrêter Trump et choisir un autre candidat est bien trop complexe pour le parti républicain.

Mais s’il voulait vraiment dumper Trump, le parti pourrait essayer de changer son règlement pour changer la procédure d’élection d’un nouveau candidat. Mais tout le monde sait bien que cela ne risque pas d’arriver. Le chaos actuel serait démultiplié par 15 si cela devait se produire.

De toute façon on dirait bien que Trump ne s’inquiète pas des masses

Pour lui en fait, ce dernier scandale est l’équivalent d’une rude journée de boulot.

Articles sponsorisés