L’Europe et le Canada se sont pris un fameux râteau mais ils croient toujours au sommet de jeudi sur le CETA

L’Europe et le Canada se sont pris un fameux râteau mais ils croient toujours au sommet de jeudi sur le CETA

Pour le Parti Socialiste, la décision est prise: ils ne veulent toujours pas du traité de libre-échange entre le Canada et l’Europe. Le président du PS Elio Di Rupo l’a confirmé ce midi. Et côté cdH, tant qu’ils n’ont pas la certitude que les bases de l’accord “protègent les citoyens”, ils ne signeront pas. Mais l’UE et le Canada continuent de croire au sommet de jeudi, ont-ils annoncé ce soir. 

Ok, on n’a pas fini d’entendre parler du CETA. Le président du Parti Socialiste Elio Di Rupo a confirmé aujourd’hui que ça allait encore prendre “des semaines” pour négocier le CETA.

Au cdH, après réunion du bureau politique, on dit plus ou moins la même chose: pas de CETA tant que “toutes les avancées nécessaires pour ratifier un accord sur des bases juridiques contraignantes qui protègent les citoyens” n’ont pas été obtenues.

Ultimatum

Donald Tusk, le président du Conseil de l’Europe, avait demandé une réponse rapide. Il l’aura eu: c’est non! L’Union européenne avait pourtant fait pression sur le Parlement de la Wallonie, espérant une réponse positive pour le sommet Europe-Canada du jeudi 27 octobre. Mais les élus wallons refusent de céder.

“Nous voulons de la transparence”, a expliqué André Antoine (cdH), le président du Parlement wallon, à la RTBF. “Nous voulons ramener du droit et de la démocratie sur ces grands traités qui concernent le quotidien de nos concitoyens.” L’ultimatum, ça ne marche pas sur lui. “La menace et la montre ça ne peut pas remplacer des convictions”, a-t-il ajouté.

Paul Furlan (PS), ministre wallon de l’Énergie, trouve aussi que “l’ultimatum n’est pas une manière de négocier. Il faut respecter la compétence démocratique donnée à la Région.” a-t-il déclaré à la RTBF. Et Karine Lalieux, députée fédérale PS, de conclure: “La Région wallonne a dit non. La Commission européenne doit la respecter.”

La Belgique a rembarré l’Union européenne mais celle-ci ne croit pas au râteau

Charles Michel, le Premier ministre MR avait dû aller annoncer tête basse à l’Europe que la Belgique ne signerait pas le CETA, vu l’opposition de la Wallonie. Donald Tusk, le président de la Commission européenne, et Justin Trudeau, le Premier ministre canadien, ont beau s’être pris un sacré râteau, ils ne désespèrent pas. Tusk a d’ailleurs tweeté: “Ensemble avec le Premier ministre @Justin Trudeau, nous croyons que le sommet de jeudi est encore possible. Nous encourageons toutes les parties à trouver une solution. Il y a encore du temps.” Tiens, il y a un bon 24 heures, on parlait d’ultimatum… Maintenant, 24 heures plus tard, “il y a encore du temps”!

Sources: RTBF, Le Soir

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