Les partis politiques belges n’ont jamais été aussi riches, mais quel est celui qui a le plus de thune?

Les partis politiques belges n’ont jamais été aussi riches, mais quel est celui qui a le plus de thune?

Quel est le parti politique qui a le plus d’argent? Deux chercheurs du Centre de recherche de la faculté d’économie de la KU Leuven (Vives) ont fait les comptes. Les partis n’ont jamais été aussi riches qu’aujourd’hui. Le plus riche est la N-VA, principalement grâce à ses bons scores électoraux. Et côté francophone? Faisons le tour ensemble.

118,1 millions d’euros, c’est le montant net total que tous les partis politiques belges avaient sur le compte en 2016. Un joli pactole! Ces chiffres ressortent d’une récente étude réalisée par deux chercheurs de Vives, le Centre de recherche de la faculté d’économie de la KU Leuven, et dévoilée en primeur par le journal flamand De Standaard.

En comparant avec les années précédentes, c’est un montant record puisque le capital des partis ne dépassait pas 53 millions d’euros en 1999. Côté investissements, ils sont passé de 21,9 à 30,5 millions d’euros. Par contre, les dépenses électorales étant plafonnées par la loi, elles restent stables: 30 millions d’euros tous partis confondus.

Les partis politiques n’ont donc jamais été aussi riches qu’aujourd’hui. Et si aucun changement dans la loi n’est fait, ils le seront encore plus d’année en année, soulignent Jef Smulders en Bart Maddens, les auteurs de la recherche. En période post électorale, il y a toujours une baisse de capital, à cause de toutes les dépenses associées. Mais ensuite, la tendance repart chaque fois à la hausse.

N-VA au top au nord, PS au top au sud

Il faut toutefois noter que tous les partis n’ont pas le même budget, il y a de grosses différences. Le plus riche est sans conteste la N-VA. Avec ses quelque 39,4 millions d’euros, le parti nationaliste flamand monte sur la première marche du podium. La raison principale est à trouver dans ses scores électoraux. Aux dernières élections législatives de 2014, le parti de Bart De Wever est arrivé en tête, avec plus de 20 % des voix. Comme il est le premier parti au nord du pays, c’est assez logique qu’il ait le portefeuille le plus chargé.

En deuxième place, on trouve le CD&V: avec 16,8 millions d’euros. L’explication suit encore la même logique: les chrétiens démocrates flamands étant également le deuxième parti en terme de voix électorales au nord du pays.

epa

Vient ensuite un parti francophone: devine qui? Le PS, en toute logique. Avec 16,8 millions d’euros, le premier parti francophone est aussi le parti le plus riche au sud du pays et le troisième à l’échelle nationale. Son pendant flamand, le SP.A, le talonne avec 16,1 millions d’euros.

Plus bas dans le classement, on trouve le MR (avec 14,2 millions d’euros), le cdH (6,8 millions) et Ecolo (4,6 millions).

Indécent?

Les deux chercheurs concluent leur étude en se demandant jusqu’où les partis pourront aller avant que le montant sur leur compte bancaire devienne indécent. Ils suggèrent donc une réforme du système qui serait davantage liée au moyen dont dispose le parti, et non plus seulement à leurs scores électoraux.

Le souci, c’est que pour changer la loi, il faut un vote au parlement, à la majorité. Et vu que ce sont ces mêmes grands partis qui profitent du système actuel qui dominent en terme de sièges, on en est encore loin.

epa

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