Les chasseurs de migrants du groupe Génération Identitaire passent devant la justice et risquent gros

Souviens-toi au printemps dernier: le groupe français (et on parle pas de musique) Génération Identitaire patrouillait dans les Alpes françaises pour chasser les migrants qui tentaient d’entrer dans l’Hexagone. Plusieurs membres de ce groupe d’extrême droite comparaissent devant la justice ce jeudi et ils risquent gros.

En avril 2018, le groupe d’extrême droite Génération Identitaire lançait son opération “Défend Europe” qui consistait à patrouiller dans les alpes à la recherche de migrants qui tentaient de rentrer en France en passant par l’Italie. Le but n’était évidemment pas de les aider mais bien de le faire dégager à grands coups de coups de pied au cul.

À l’époque, cette action avait fait énormément de bruit et les images étaient parfois difficiles à regarder vu la cruauté de certains membres du groupe. Les représentants de cette association s’étaient félicités d’avoir “fait réagir dans les plus hautes sphères d’Etat” à la question de l’immigration illégale. Mais ce jeudi, les voilà devant le tribunal pour répondre de leurs actes.

Qui sont les prévenus?

Tous les militants de l’association identitaire ne sont pas concernés. Seuls les gros bonnets ont été convoqués par le procureur de la République de Gap, Raphaël Balland. Il y a donc le président du groupe Clément Gandelin, son porte-parole Romain Espino et un autre membre de l’association.

Mais attention, ils ne sont pas poursuivis pour violences, racisme ou menaces, faute de témoignages. En fait, on leur reproche de par leur accoutrement et jargon, d’avoir “tenté de créer dans l’esprit du public une confusion avec l’exercice d’une fonction publique”. Des associations défendant les migrants espéraient plus de chefs d’accusation, comme mise en danger d’autrui, mais elles n’ont pas obtenu gain de cause et dénoncent “une mascarade”.

Au final donc, on leur reproche de s’être habillé presque comme des flics, semant le trouble dans l’esprit public puisque certaines personnes pouvaient penser que leurs actions étaient celles des forces de l’ordre. Ils risquent donc un an de prison et jusqu’à 15.000 euros d’amende. Ça fait cher la balade dans les Alpes. A noter que d’autres membres de l’association avaient déjà été condamnés à plusieurs mois de prison en décembre 2018.

Articles sponsorisés