Les chances que le “raciste” Van Biesen doive démissionner sont minces mais la présidente de l’Open Vld, Rutten, met la pression

Les chances que le “raciste” Van Biesen doive démissionner sont minces mais la présidente de l’Open Vld, Rutten, met la pression

Le député Luk Van Biesen va-t-il devoir démissionner? Probablement pas. Mais pour la présidente de l’Open Vld, Gwendolyn Rutten, l’incident qui s’est déroulé à la chambre est loin d’être terminé quand même. Hier, Biesen a invité sa collègue Meryame Kitir, cheffe de groupe du sp.a, “à retourner au Maroc”. Des paroles inacceptables. En plus, il nie totalement l’incident. C’est donc parole contre parole. 

Gros incident diplomatique hier à la chambre. Le député fédéral Luk Van Biesen (Open Vld) aurait dit à sa collègue Meryame Kitir, cheffe de groupe du “sp.a, de “retourner au Maroc” alors qu’elle discutait de Catterpillar. Coup dur pour l’Open Vld. Le parti aurait-il un raciste au sein de ses rangs? Comment la présidente de l’Open Vld, Gwendolyn Rutten, va-t-elle gérer l’histoire? Elle qui prône que les membres du parti doivent “porter les valeurs libérales” partout.

Des explications très embrouillées

Luk Van Biesen s’est tout de suite écrié que ses propos avaient été mal interprétés. Il a déclaré que “si ses propos avaient été mal compris, il s’excusait”. Il a ajouté qu’il avait voulu rassurer les travailleurs de Caterpillar qui n’auront pas de peine à convaincre d’autres employeurs avec leurs qualifications.

Pourtant Meryame Kitir n’est pas la seule à avoir entendu ces paroles. Des membres d’Écolo, comme Jean-Marc Nollet, et de Groen, Kristof Calvo, ont également confirmé cette version des faits.

Parole contre parole

Dans cette affaire, c’est donc parole contre parole. “Ce qui a précisément été dit demeure flou. Ses explications ne correspondent pas à ce que l’on peut attendre d’un député libéral. Des déclarations sur les travailleurs de Caterpillar et une association incompréhensible avec le Maroc ou quel qu’autre pays est de toute façon inacceptable pour moi. J’ai été très claire à ce sujet avec M. Van Biesen” explique Gwendolyn Rutten.

Rutten ne peut de toute façon pas le virer. Ce sont les parlementaires qui sont “propriétaires de leur siège” pas le parti. Tout ce qu’elle peut faire c’est une procédure disciplinaire en interne. Mais sans preuve et avec les excuses qu’il a déjà présentées, cela semble impensable.

Source: Het Nieuwsblad

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