Le prix du pétrole s’affole mais pas de conséquence à la pompe… pour l’instant

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Les attaques contre les installations pétrolières saoudiennes dont on te parlait hier ne sont pas sans conséquences. Malgré les discours rassurants des autorités, le prix du baril a grimpé en flèche. Mais pour l’instant, le prix d’un plein reste inchangé. On a bien dit pour l’instant…

Après les attaques en Arabie Saoudite contre des installations pétrolières, le monde a craint qu’une pénurie du précieux or noir allait faire grimper les prix sur les marchés internationaux. C’est ce qu’il s’est passé. Les autorités russes et américaines ont tout fait pour empêcher ça, en vain.

En effet, le baril de référence sur le marché mondial, le Brent de la mer du Nord coté à Londres, a fait un sacré bond au niveau du prix. Celui-ci a grimpé de 15% pour atteindre 69,37 dollars. Il a même atteint les +20%, un record depuis la guerre du Golf en 1991. En ce qui concerne le baril de référence à New York, on note une augmentation de prix de 15,5%.

Il faut dire qu’à cause de ces attaques contre les usines saoudiennes, le pays a vu sa production de pétrole chuter de moitié, ce qui représente 5,7 millions de barils par jour. Ajoute à cela une tension militaire palpable entre les Américains et l’Iran et tu obtiens une incertitude totale qui plane sur les marchés financiers, impliquant des hausses de prix du pétrole brut.

Et à la pompe, ça se passe comment?

Pour l’instant, tout ce bazar ne se ressent pas au moment de faire le plein. Mais pas pour longtemps si l’on en croit les déclarations d’experts sur le plateau de BFMTV. Selon Francis Duseux, président de l’Union française des industries pétrolières (UFIP), il faut s’attendre à une hausse des prix de 4 à 5 centimes le litre à court terme.

Des chiffres raisonnables qui s’expliquent par le fait que la hausse du prix du pétrole ne se répercute pas intégralement sur le prix à la pompe car il y a le raffinage, le transport et les taxes à prendre en compte. Mais aussi parce que les états font le maximum pour rassurer tout le monde. “Il y a plein de pétrole” tweetait Donald Trump, “pour le moment, les marchés sont bien approvisionnés avec de nombreuses réserves commerciales”, assurait de son côté l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

“Selon les données du cabinet JODI, l’Arabie saoudite a environ 188 millions de barils de pétrole en réserve, ce qui au rythme de 5,7 millions de barils par jour couvre environ 33 jours”, calculent dans une note les analystes de Morgan Stanley. Mais malgré tout, les usines saoudiennes touchées pourraient rester hors service plus d’un mois, ça va donc être plutôt juste.

Au final, c’est vraiment l’incertitude et le doute qui planent sur le marché et une hausse des prix à la pompe semble inévitable tant que la situation ne se calme pas dans cette région du monde.

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