Le MR tente son va-tout pour intégrer l’attelage bruxellois

epa

Nouveau coup de frein dans la formation des coalitions, tant à Bruxelles qu’en Wallonie. Le MR fait le forcing pour intégrer la majorité bruxelloise, mais les autres partis ne devraient pas répondre favorablement.

Coup de tonnerre à Bruxelles. Alors qu’on se dirigeait vers un accord pour ce mardi, les différents partis autour de la table ont collégialement annoncé un report de 24 heures. Officiellement, il y a encore certains points de blocage, notamment au niveau de la mise en place d’écoles multilingues dans la capitale.

Officieusement, l’Open vld, qui fait partie des négociateurs, tente une nouvelle fois d’intégrer son parti frère, le MR, dans l’attelage bruxellois. Les libéraux francophones, qui sont à nouveau en jeu pour monter au gouvernement en Wallonie, tentent de grignoter jusqu’au bout. Ils sont prêts à faire des concessions à Bruxelles. Certaines personnalités politiques ont par exemple confirmé au Soir que leur éventuelle entrée dans l’attelage ne signifiait pas une mise à l’écart de DéFI, jusqu’alors partenaire privilégié.

Au ralenti en Wallonie

Mais le MR n’a pas fixé non plus une condition “à prendre ou à laisser”, en laissant par exemple tomber le tandem PS-Ecolo en Wallonie. Mais ils sont plutôt en position de force et tentent donc logiquement de négocier. S’ils sont exclus à Bruxelles, ils pourront se montrer de facto plus exigeants dans le sud du pays. Il y a en effet peu de chances que les autres partis cèdent du terrain à Bruxelles, le MR n’étant pas indispensable.

Des négociations qui n’ont officiellement pas encore commencé en Wallonie entre les trois nouveaux partenaires. À l’approche des vacances parlementaires, il s’agit d’un nouveau coup de frein pour la formation de gouvernements. Si PS et Ecolo ont trouvé ensemble “des convergences”, il faudra trouver avec le MR “des compromis”, a rappelé ce matin Jean-Pascal Labille (PS) sur La Première.

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