Juillet 2019 “a réécrit l’histoire climatique”

epa

Ce mois de juillet 2019 a pété plusieurs records de température à travers la planète. L’ONU estime même qu’il s’agit du mois le plus chaud jamais enregistré.

“Le mois de juillet a réécrit l’histoire climatique, avec des dizaines de nouveaux records de chaleur au niveau local, national et mondial”, a déclaré le secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale Petteri Taalas.

Rien qu’en Europe, la Belgique, la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, les Pays-Bas et le Luxembourg connaissent tous un nouveau record de température. Mais cela va bien au-delà: “De New Delhi à Anchorage, de Paris à Santiago, d’Adélaïde aux cercles arctiques”, poursuit le directeur de l’agence qui dépend de l’ONU.

Le cas emblématique du Groenland

A titre d’exemple, le Groenland a perdu 10 milliards de tonnes de glace et rien qu’en surface. Un ballon-sonde a été envoyé le 30 juillet sur la côte Est du Groenland et a relevé “une température record, tous mois confondus, de 14,4°C”, a expliqué Météo France.

Dans les chiffres, en moyenne autour du globe, ce mois de juillet 2019 a été aussi chaud, voire plus chaud que le mois de juillet 2016 qui avait lui aussi battu tous les records. Davantage qu’un simple mois, nos étés sont de plus en plus chauds, d’année en année: “Nous avons toujours vécu des étés chauds. Mais ceci n’est pas l’été de notre jeunesse. Ce n’est pas l’été de votre grand-père”, a expliqué le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres à New York.

En Inde et au Pakistan, le thermomètre a dépassé les 50°C. Aux États-Unis, deux vagues de chaleur se sont installées dans le Midwest et sur la côte Est, battant là aussi des records de température.

S’il ne faut pas confondre météo et climat, force est de constater que l’on se trouve actuellement dans une période de réchauffement. Il n’a jamais fait aussi chaud depuis que les températures sont mesurées en 1880.

Articles sponsorisés