Le gros coup de pression de l’Europe pour le CETA ne fonctionne pas: “Ce ne sera pas possible de respecter l’ultimatum!”

Le gros coup de pression de l’Europe pour le CETA ne fonctionne pas: “Ce ne sera pas possible de respecter l’ultimatum!”

Le président du parlement wallon, André Antoine (cdH), l’a affirmé sur Bel RTL ce matin: “Ce ne sera pas possible de respecter l’ultimatum!”. Dimanche, l’Europe a mis un gros coup de pression à la Belgique: elle a jusque lundi soir pour se mettre d’accord et signer le CETA, l’accord de libre-échange entre l’Europe et le Canada.

Ça ne sent pas très bon pour le CETA, l’accord de libre-échange entre l’Europe et le Canada. Dimanche, l’Union européenne a donné un ultimatum à la Belgique: elle a jusque lundi soir pour se mettre d’accord et signer le CETA.

Ce petit coup de pression n’a pas été très apprécié. Ce matin sur les ondes de Bel RTL, le président du parlement wallon, André Antoine (cdH), a déclaré “qu’il ne sera pas possible de respecter l’ultimatum”. “On vit avec des menaces à répétition, pour des démocrates ce n’est pas possible” ajoute-t-il.

Ce “non”, n’est pas nouveau…

André Antoine ne comprend pas l’attitude de la Commission européenne, il raconte avoir déjà mis en garde Cécilia Malmström, la commissaire européenne du commerce, en septembre: “s’il n’y a pas de changement dans le CETA, ce sera non”.

Il demande aussi à la Commission de respecter la transparence et de rendre les textes publics au lieu de les négocier entre eurocrates, technocrates et lobbies des multinationales.

Des concessions mais pas assez

Selon le président du parlement wallon, c’est impossible d’apporter une réponse positive à la Commission européenne ce lundi soir. Même si de nombreuses concessions ont été faites (pas de bœuf aux hormones, pas d’OGM, des normes de développement durables pour les marchés publics), elles ne sont pas suffisantes.

Plusieurs choses doivent encore être changées comme la nature contraignante des textes, la possibilité de pouvoir revoir les conditions du marché agricole, comme les Canadiens, mais aussi l’instauration d’une cours multilatérale des investissements immédiatement et la garantie des produits d’appellation d’origine pour éviter que les Américains ne transitent par le Canada pour débarquer chez nous.

Mais André Antoine reconnaît quand même “qu’aucun parlement en Europe n’a fait un travail aussi constructif”, ce qui les pousse à continuer le travail… mais il ne sera pas terminé pour ce soir, ça c’est sûr.

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