Le coronavirus, l’occasion parfaite pour arrêter de fumer et les fumeurs semblent l’avoir compris

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Une étude récente montre qu’au Royaume-Uni, plus d’un million de personnes ont arrêté de fumer durant les 6 premiers mois de l’année. 41% d’entre eux expliquent que le covid-19 les a encouragés à mettre fin à leur addiction.

C’est une baisse impressionnante: près de 15% des fumeurs britanniques recensés en 2019 ont laissé tomber la cigarette. Un tel pourcentage n’a jamais été vu depuis 2007, date du début des enquêtes annuelles de l’University College London. Nous ne sommes pourtant pas encore à la fin de l’année.

En cause, les risques élevés pour les fumeurs de faire des complications s’ils attrapent le covid-19. Il s’agit en effet d’une maladie respiratoire, qui attaque principalement les poumons. Même une personne en bonne condition physique peut ressentir de grandes difficultés à respirer si elle tombe malade. Un fumeur de longue date, dont les poumons sont déjà fortement dégradés, souffrira d’autant plus.

Les hôpitaux Guy et St Thomas et le King’s College estiment que les fumeurs ont deux fois plus de risques d’entrer à l’hôpital pour une forme sévère de la maladie, comparé à ceux qui ne fument pas. Une étude américaine affirme que le taux de mortalité était 1,8 fois supérieur pour les personnes adeptes de la cigarette.

Et pour cause, ‘le tabagisme cause des dommages aux poumons et aux voies respiratoires et nuit au système immunitaire, réduisant votre capacité à lutter contre les infections’, ont expliqué les services de santé publique britannique qui tentent de réduire le tabagisme.

La cigarette, un besoin vital en période de crise ?

En Belgique, les dernières statistiques sur le tabagisme datent de fin mars. Sciensano indiquait une hausse du tabagisme durant les premières semaines de confinement. 37% des fumeurs ont augmenté le nombre de cigarettes par jour. Certains anciens fumeurs ont repris leur vieille habitude. Seuls 6% ont décidé d’arrêter totalement.

En cause, les nombreux sentiments négatifs ressentis pendant cette période d’incertitude. Le stress, l’ennui, la peur, la solitude ou le manque de distraction expliquent cette hausse de la consommation.

Il faudra toutefois attendre les prochains chiffres de Sciensano pour pouvoir comparer avec les statistiques britanniques. La peur du covid-19 a-t-elle fini par l’emporter sur ces mauvais sentiments liés au confinement ?

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