La Plagne a eu son « miracle » de fin d’année: un enfant de 12 ans a survécu 40 minutes sous une avalanche

La Plagne a eu son « miracle » de fin d’année: un enfant de 12 ans a survécu 40 minutes sous une avalanche

Le temps moyen de survie d’un humain enseveli sous une avalanche est de 15 minutes. Ce garçon de 12 ans a tenu 40 minutes sous la neige à la station de La Plagne, dans les Alpes françaises, avant que la police savoyarde ne parviennent à l’extraire.

« Miracle ». Le mot a été lâché. Par la police et par les médias français. Il faut dire que ce qu’a vécu ce garçon de 12 ans est carrément exceptionnel et c’est grâce à une chance inouïe qu’il s’en est sorti indemne. Sans une cicatrice, sans un membre cassé. Rien.

Mercredi, cet enfant faisait du hors piste à la station de La Plagne, dans les Alpes françaises, en compagnie de sept autres skieurs lorsqu’il a été emporté par un écoulement de neige. Le garçon était parti un peu avant les autres et il a été le seul surpris lorsqu’une grande partie de la neige s’est détachée, a expliqué la police de Savoie. L’avalanche l’a traîné sur une centaine de mètres. Il est resté coincé sous la neige pendant 40 minutes jusqu’à ce que les secouristes parviennent à le sortir.

« Miracle »

Les sauveteurs n’en revenaient pas. Le garçon était non seulement vivant mais il n’avait également rien de cassé. « Il a été traîné sur plusieurs centaines de mètres sans être comprimé par les forces du manteau neigeux. Il n’a pas non plus inhalé de neige », explique à l’AFP le commandant du PGHM de Savoie Patrice Ribes.

« C’est un miracle. Au-delà de quinze minutes passées sous la neige, les chances de survie sont de 10%. Il a eu beaucoup de chance », ajoute Luc Nicolino, responsable des pistes. Ce qui l’a permis de survivre, c’est la mauvaise qualité de la neige. Cette dernière n’étant pas assez compacte, elle a permit à l’air de circuler et le garçon n’a pas été étouffé.

Sans détecteur

Les secouristes étaient d’autant plus heureux de l’avoir retrouvé que la victime ne portait pas de DVA (Détecteur de victime d’avalanche), cet appareil permettant de détecter rapidement une personne ensevelie sous une avalanche.

Nicolino rappelle certaines règles de base concernant les risques d’avalanches. Ce jour-là, « on était en risque 3 sur une échelle de 5 à cette altitude. Dans la tête de beaucoup de skieurs, ce risque médian veut dire « faible ». Or, c’est à ce niveau qu’il y a le plus d’accidents d’avalanche. Il a clairement été sous-estimé ». C’est donc une chance pour les skieurs de n’avoir pas eu d’accidents plus graves.

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