La fête est finie: ça ne te manquait pas, mais il devrait bientôt y avoir des grèves à la SNCB

La fête est finie: ça ne te manquait pas, mais il devrait bientôt y avoir des grèves à la SNCB

Cela fait plus d’un an qu’il n’y a plus eu de grève à la SNCB. Mais ce « record » risque de bientôt se terminer: le gouvernement espère (toujours) pouvoir instaurer le service minimum sur le rail, sauf que ça ne plaît (toujours) pas aux cheminots. La CGSP-Cheminots, l’un des principaux syndicats, hausse le ton et agite le menace d’une grève… après les examens, heureusement.

Tu ne l’as peut-être pas remarqué, mais cela fait plus d’un an que tu n’as pas été embêté par une grève à la SNCB. La dernière fois que les cheminots ont été en grève, c’était le 3 juin… 2016. Un record « historique », souligné il y a quelques semaines par Michel Bovy, directeur de HR Rail. Mais la fête est bientôt finie. La faute à ce fichu (selon eux) service minimum dénoncé depuis des mois par les syndicats, qui ne veulent pas en entendre parler.

Alors que le projet de loi a déjà été validé par le conseil des ministres, les cheminots menacent: la première grève de l’année, c’est pour bientôt. Michel Abdissi, le président de la CGSP, parle « d’assassins en puissance » dans l’Avenir au moment d’évoquer François Bellot, le ministre de la Mobilité (MR) et les politiques qui soutiennent ce projet. « Les conditions de sécurité ne pourront être garanties. Et si un accident survient on ne pourra tenir les cheminots pour responsables », se justifie-t-il.

Au nord comme au sud

Car la position des syndicats n’a pas changé d’un iota et ils savent qu’ils sont en position de force: les politiques n’ont rien à gagner d’un nouveau conflit social qui viendrait pourrir la vie des usagers. Bellot et Sophie Dutordoir, la patronne de la SNCB nommé il a plusieurs mois, sont pour l’instant passés à travers les gouttes des possibles grèves, mais ils vont sûrement bientôt connaître leur baptême du feu.

« Le gouvernement est plus préoccupé de trophées et de fétiches que de concertation sociale et de dialogue constructif », assène Ludo Sempels, secrétaire général du syndicat flamand l’ACOD Spoot, dans les colonnes de l’Avenir toujours. Car oui, la grogne monte au nord comme au sud du pays, dans la plupart des syndicats. Même si du côté de la CSC-Transom on préfère ne pas trop se mouiller pour l’instant: « Annoncer des mouvements est prématuré ».

Les syndicats attendent encore la version définitif du projet, qui devrait bientôt être annoncée. Avant de peut-être se mettre en grève. De quoi faire trembler les étudiants, en pleine période d’examens et qui s’imaginent déjà en train de galérer tous les jours avec la grève des trains. Mais pas d’inquiétude: « Nous savons que les examens se terminent le 24 juin, et nous en tenons compte: nous ne sommes pas indifférents au contexte! », rassure Michael Abdissis. Mais après le 24 juin, ce ne sera sûrement pas la même histoire donc…

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